exténuée
p. 222
tout peut encore commencer
effrénée
depuis le matin courbatu
la lumière mordante qui traverse les ruelles d'Aix jusqu'à la peau
retour au radar
la vie me tire du sommeil
le corps m'y renvoie
jeudi 18 décembre 2008
mardi 2 décembre 2008
Sortir du tautologique
angoissant
petit bug personnel
journée exténuée
un truc des nerfs
je m'oublie
par blancs intermittents
angoissante petite boucle personnelle
préoccupée de -
des
mesquineries professionnelles
un plongeon dans l'inanité
de monter ces marches en -fer
la zone est loin
vers l'errance
mais :
comme une aphonie
anxiété impuissance
et toujours la même colère
moins la capacité de la piquer
je ne pique de colère que des nerfs
guerre d'usure
tant de mauvaise foi et
le laisser-aller
me tuent
ce soir je
demain je passe à la casserole des observations en contexte
mais c'est bien
mais c'est ça
qu'il me faut
je rumine secrètement le goût d'encore mettre les voiles
on va pas se ruiner la vie pour un boulot
la vie c'est
c'est au-delà
restez dans la cage étriquée des esprits immatures
soit je vous tire de là les gars
soit je m'en vais
oui j'ai toujours du mal à croire aux vertus de s'en accommoder
un jeu à se damner
angoissant
petit bug personnel
journée exténuée
un truc des nerfs
je m'oublie
par blancs intermittents
angoissante petite boucle personnelle
préoccupée de -
des
mesquineries professionnelles
un plongeon dans l'inanité
de monter ces marches en -fer
la zone est loin
vers l'errance
mais :
comme une aphonie
anxiété impuissance
et toujours la même colère
moins la capacité de la piquer
je ne pique de colère que des nerfs
guerre d'usure
tant de mauvaise foi et
le laisser-aller
me tuent
ce soir je
demain je passe à la casserole des observations en contexte
mais c'est bien
mais c'est ça
qu'il me faut
je rumine secrètement le goût d'encore mettre les voiles
on va pas se ruiner la vie pour un boulot
la vie c'est
c'est au-delà
restez dans la cage étriquée des esprits immatures
soit je vous tire de là les gars
soit je m'en vais
oui j'ai toujours du mal à croire aux vertus de s'en accommoder
un jeu à se damner
lundi 24 novembre 2008
Lundi goût soleil fraîcheur éclatante
les grondements précipités nocturnes n'ont pas eu raison de l'altière phocéenne
il y a de ces week end...
c'est la première de mes sept crémaillères (sans compter les emménagements qui n'ont pas été fêtés) qui me fait l'effet d'un passage
pourtant une seule de mes amis de cœur dans le joyeux mélange :
la gaîté, la danse, les hôtes du lendemain et la balade au Panier à chanter à tue-tête dans le froid soudain abattu sur Marseille insolente
ça y est c'est foutu me balance l'amoureux
pire qu'un PACS
tout le monde nous prend pour un couple
eh oui mon pote
et c'est vrai qu'il était mignon, le jeune musicien au sourire mutin
débarqué vers minuit
désirs vivants
pendant ce temps
mes plus anciens amis amoureux
mes plus proches amis aimés
dans l'œil du cyclone
tenir la barre
étonnantes sautes d'humeur d'un truc qu'on aurait appelé destin
si on pouvait se soulager
- à peu de frais -
de toute responsabilité
les grondements précipités nocturnes n'ont pas eu raison de l'altière phocéenne
il y a de ces week end...
c'est la première de mes sept crémaillères (sans compter les emménagements qui n'ont pas été fêtés) qui me fait l'effet d'un passage
pourtant une seule de mes amis de cœur dans le joyeux mélange :
la gaîté, la danse, les hôtes du lendemain et la balade au Panier à chanter à tue-tête dans le froid soudain abattu sur Marseille insolente
ça y est c'est foutu me balance l'amoureux
pire qu'un PACS
tout le monde nous prend pour un couple
eh oui mon pote
et c'est vrai qu'il était mignon, le jeune musicien au sourire mutin
débarqué vers minuit
désirs vivants
pendant ce temps
mes plus anciens amis amoureux
mes plus proches amis aimés
dans l'œil du cyclone
tenir la barre
étonnantes sautes d'humeur d'un truc qu'on aurait appelé destin
si on pouvait se soulager
- à peu de frais -
de toute responsabilité
mardi 4 novembre 2008
Des festins de sommeil en ce moment, je me lève rassasiée, avec ces trucs qui se digèrent lentement
la grosse colère qui m'a emportée, incrédule, dans sa rafale
il y a deux semaines
avec le sentiment d'impuissance
j'avais beau tempêter m'indigner me raisonner
saloperie de saloperie
tentation d'amalgame entre le bordel social et le minuscule microcosme
d'adultes en charge d'enfants
il me reste encore des pans d'idéal
sans lesquels cet engagement n'a aucun sens
tentation d'évasion
ailleurs autrement ne pas louper l'accomplissement
créatif
regardez-les, eux, ils n'ont aucun doute : alors !...
me balance, bonhomme, l'historien
on vient de gloser dans l'atmosphère feutrée sur des bouquins très contents d'eux
alors ! qu'est-ce que vous attendez...
oui, on dirait bien que ces jours-ci à mon insu quelque chose comme un tournant
on ne fonce pas impunément en deux mois dans deux trois nouvelles voies à la fois
Paris Marseille et un logis d'amoureux
hier à l'abri de la pluie une journée d'insignifiance parfaite on n'a couru après rien
avec juste l'éclat de son sourire au bord de mon regard
la joie de l'évidence
il confiait des trucs persos à la fumée qui s'envolait dans l'humidité orageuse qui n'en finit pas de se répandre - encore une colère impuissante
comme on ouvre avec timidité un poing fermé
des choses que peut-être déjà je savais
qu'il m'avait déjà dites
mais c'était avant
avant de mettre un pas dans le cocon d'une vie pour deux
il me fait encore promettre qu'on restera amants
pas de cette vie de famille
toutes portes closes
décidément je ne comprends pas d'où lui vient cette peur-là
peut-être de moi
peut-être de lui
toutes choses relues au faisceau inquisiteur de l'amitié
entre amies en goguette entre deux gouttes de pluie...
c'est la semaine où un nouvel hiver s'impose
la grosse colère qui m'a emportée, incrédule, dans sa rafale
il y a deux semaines
avec le sentiment d'impuissance
j'avais beau tempêter m'indigner me raisonner
saloperie de saloperie
tentation d'amalgame entre le bordel social et le minuscule microcosme
d'adultes en charge d'enfants
il me reste encore des pans d'idéal
sans lesquels cet engagement n'a aucun sens
tentation d'évasion
ailleurs autrement ne pas louper l'accomplissement
créatif
regardez-les, eux, ils n'ont aucun doute : alors !...
me balance, bonhomme, l'historien
on vient de gloser dans l'atmosphère feutrée sur des bouquins très contents d'eux
alors ! qu'est-ce que vous attendez...
oui, on dirait bien que ces jours-ci à mon insu quelque chose comme un tournant
on ne fonce pas impunément en deux mois dans deux trois nouvelles voies à la fois
Paris Marseille et un logis d'amoureux
hier à l'abri de la pluie une journée d'insignifiance parfaite on n'a couru après rien
avec juste l'éclat de son sourire au bord de mon regard
la joie de l'évidence
il confiait des trucs persos à la fumée qui s'envolait dans l'humidité orageuse qui n'en finit pas de se répandre - encore une colère impuissante
comme on ouvre avec timidité un poing fermé
des choses que peut-être déjà je savais
qu'il m'avait déjà dites
mais c'était avant
avant de mettre un pas dans le cocon d'une vie pour deux
il me fait encore promettre qu'on restera amants
pas de cette vie de famille
toutes portes closes
décidément je ne comprends pas d'où lui vient cette peur-là
peut-être de moi
peut-être de lui
toutes choses relues au faisceau inquisiteur de l'amitié
entre amies en goguette entre deux gouttes de pluie...
c'est la semaine où un nouvel hiver s'impose
vendredi 17 octobre 2008
Au bord de l'équilibre
verres cassés
en prise aux portes
bousculée
fatigue physique
mais
je ne peux pas m'arrêter
une intox de boulot
une fringale de l'œil et de l'ouïe
lire écouter
comme si la vie était trop étroite
le cerveau turbine
alors : danser
of course je compense
l'absence
de monsieur
qui turbine pareil
amiens paris francfort
barcelone
moui
bon c'est quand qu'on
alors dis donc ce gouffre, là
le vide du ventre c'est quand qu'on
sublimation non mais j'te jure
tandis que tous les mythes modernes s'effondrent avec complaisance et sourires sophistes
ici et là on s'offusque - mais comment donc !? - risible pantomime
(ou tragédie cyclique)
en prise aux portes
bousculée
fatigue physique
mais
je ne peux pas m'arrêter
une intox de boulot
une fringale de l'œil et de l'ouïe
lire écouter
comme si la vie était trop étroite
le cerveau turbine
alors : danser
of course je compense
l'absence
de monsieur
qui turbine pareil
amiens paris francfort
barcelone
moui
bon c'est quand qu'on
alors dis donc ce gouffre, là
le vide du ventre c'est quand qu'on
sublimation non mais j'te jure
tandis que tous les mythes modernes s'effondrent avec complaisance et sourires sophistes
ici et là on s'offusque - mais comment donc !? - risible pantomime
(ou tragédie cyclique)
mercredi 1 octobre 2008
je mets un film sur le portable
pour la chambre d'hôtel
au bord de l'Atlantique
il fera frais
et gris
deux jours volés à la Méditerranée
où absurdement je ne me baigne pas
frissons état second
victime d'un refroidissement au point le plus chaud du pays
à traverser pour retrouver la clique aux mélodies clinquantes des Balkans et d'Anatolie
sur une rive de l'Atlantique
tracer d'étranges voyages
volés à la monotonie
et lundi
Paris
où évoquer la très belle
la lente majesté
l'écriture d'Algérie
pour la chambre d'hôtel
au bord de l'Atlantique
il fera frais
et gris
deux jours volés à la Méditerranée
où absurdement je ne me baigne pas
frissons état second
victime d'un refroidissement au point le plus chaud du pays
à traverser pour retrouver la clique aux mélodies clinquantes des Balkans et d'Anatolie
sur une rive de l'Atlantique
tracer d'étranges voyages
volés à la monotonie
et lundi
Paris
où évoquer la très belle
la lente majesté
l'écriture d'Algérie
vendredi 26 septembre 2008
fugace et pleine
une euphorie
lessivée
de soir en bout de semaine
en petit bout joyeux de semaine
ici où des mots des meubles un quotidien
partir au boulot tous les matins
pas encore vraiment senti autre chose que la fatigue
parfois un air de la mer
un air de la mer...
à fredonner comme un sourire
comme le sein ténu de l'amant entre les lèvres aux petites heures du matin
comme les départs les retours les départs
les retours
(ne te retourne pas)
une euphorie
lessivée
de soir en bout de semaine
en petit bout joyeux de semaine
ici où des mots des meubles un quotidien
partir au boulot tous les matins
pas encore vraiment senti autre chose que la fatigue
parfois un air de la mer
un air de la mer...
à fredonner comme un sourire
comme le sein ténu de l'amant entre les lèvres aux petites heures du matin
comme les départs les retours les départs
les retours
(ne te retourne pas)
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