Retour de bal
pour une fois qu'à Mars il y a foule dans la rue
sans que ce soit des morts bourrés
sensibles au sound system saturé
genre tu peux parler et partout il y a des jeunes détendus
assis sur le rebord de la fenêtre
les bières se partagent et les conversations impromptues
surgissent
l'une des premières nanas de rencontre à mon arrivée ici
son bon sens
attentive
me dit : putain je suis contente qu'on se rerencontre
moi aussi je lui dis
questions de disponibilité, hein
fallait écrire
on m'encourage, ne lâche pas
t'inquiète, au point où ça en est...
chai pas, les gens tu leur dis que t'écris ils sont à fond
c'est bizarre quand même quand on ne les connaît ni d'Eve ni de nulle part
au retour je me mets face à :
est-ce que machin est un homme pour elle (moi)
est-ce qu'elle (moi) est une femme pour lui
non
poudre aux yeux
projection ma vieille
oui mais vas-y
(comme m'y enjoint la vieille copine d'I.
arrivée ici et qui largue le père
de son fils
comme c'est dur)
vas-y prends du bon temps
tu seras belle et mince
et désirable
non mais tu sais moi je fais ça je tombe amoureuse
eh bien tombe amoureuse
et alors ?
bon alors c'est ça
pas se frustrer
roue libre jusqu'en décembre
rendez-vous ici
pour le bilan des pots cassés
pas le choix on dirait
dimanche 3 octobre 2010
samedi 2 octobre 2010
Là je vais partir au bal du Plateau
mais avant faut que je parle
à quelqu'un qui ne soit personne d'autre
oui parce que j'ai pris mon téléphone
contre tous les codes de séduction qui disent d'attendre
- ce que j'expose en riant -
le problème c'est le grand au bout du fil
qui vide son sac pendant des plombes
t'es en colère je lui dis
la mère de son gosse, le taf à rallonge, la pluie
et toi
?
il finit par demander
au bout du compte moi j'y vais très cash très tranquillement
genre faut qu'on se voie parce que les textos, là, hein
il est vraiment tout à fait d'accord et conciliant
et même ça aurait pu être dans pas si longtemps
mais pas le week end prochain
et après c'est moi qui pars
devine où
à I.
en résidence la meuf
eh ouais, trop cool la life
une semaine
tout ceci nous ramène à dans trois semaines
putain fait chier
c'est un truc à faire retomber le soufflé
tu parles c'est déjà le vide intersidéral
moi j'ai l'impression qu'il n'est pas vraiment dispo
avec ses prises de tête, là
et pas question de jouer l'aide-soignante
la meuf compréhensive et pas chiante
tu me diras trois semaines j'ai le temps de réfléchir
lui aussi
le temps d'inventer comment aménager un moment pour nous dans le bordel
et c'est la seule issue
le seul crash test
possible
si vraiment...
or : ça se tente
mais avant faut que je parle
à quelqu'un qui ne soit personne d'autre
oui parce que j'ai pris mon téléphone
contre tous les codes de séduction qui disent d'attendre
- ce que j'expose en riant -
le problème c'est le grand au bout du fil
qui vide son sac pendant des plombes
t'es en colère je lui dis
la mère de son gosse, le taf à rallonge, la pluie
et toi
?
il finit par demander
au bout du compte moi j'y vais très cash très tranquillement
genre faut qu'on se voie parce que les textos, là, hein
il est vraiment tout à fait d'accord et conciliant
et même ça aurait pu être dans pas si longtemps
mais pas le week end prochain
et après c'est moi qui pars
devine où
à I.
en résidence la meuf
eh ouais, trop cool la life
une semaine
tout ceci nous ramène à dans trois semaines
putain fait chier
c'est un truc à faire retomber le soufflé
tu parles c'est déjà le vide intersidéral
moi j'ai l'impression qu'il n'est pas vraiment dispo
avec ses prises de tête, là
et pas question de jouer l'aide-soignante
la meuf compréhensive et pas chiante
tu me diras trois semaines j'ai le temps de réfléchir
lui aussi
le temps d'inventer comment aménager un moment pour nous dans le bordel
et c'est la seule issue
le seul crash test
possible
si vraiment...
or : ça se tente
Coïncidence
Y a du changement dans l'air
infimes bifurcations
je refuse la prise de tête avec la Sauveuse au retour
je vais rentrer toute seule je dis au milieu du chemin
elle continue sa route furax, je prends la première rue
me sens un peu dépitée un peu coupable
et rentre par les petites rues du quartier africain
j'aime bien finalement
y a pas si longtemps j'aurais voulu rentrer vite et pas par là, inquiète
j'arrive au-dessus du commissariat
vos papiers, me sortent pour rire deux mecs qui traînent là
une heure du mat'
ça alors ce sont précisément les deux qui m'ont abordée devant le tram quelques heures plus tôt
alors que je décollais la petite affichette de pub pour le medium aux flashs auditifs
ça n'arrive jamais
deux mecs qui font des blagues sur un geste insignifiant du genre
ici on t'aborde avec concupiscence et banalité
en général
ils n'en peuvent plus, c'est un signe, incroyable
j'avais quand même causé avec eux pendant deux-trois stations
on va boire un verre
je leur expose ma théorie très rationnelle
sur la loi des très grands nombres
- il est improbable qu'une coïncidence n'advienne pas -
oui mais l'un des deux
la semaine dernière
dans un bled de haute-provence
m'avait déjà repérée
dessinée, même
avec mon jean et mes talons compensés
sa meuf avait soupiré : regarde cette nana, elle sait ce qu'elle veut
elle assure
elle m'avait vu intervenir dans le public
de l'Hôtel de ville
en avait conclu d'évidence
que c'était moi la meuf du grand F sur la scène
c'est bizarre là quand même
avec son gars eau dans le gaz
elle est enceinte il dessine quel avenir pour son enfant
alors il est à Marseille le temps que ça passe
à la fin il me dit : faut prendre des risques dans la vie
avec elle il y va
et aussi : toi tu es vulnérable en amour, il y a des choses que tu attends et que personne ne comprend
ah oui à quoi tu vois ça ?
un truc de signe astrologique, oui bon, ok
L'autre continue de me faire l'article
rebondit à la tchatche
avec ses grosses baskets
comédien commercial
des rigolos pas inquiétants
sympas attentifs un peu intéressants
un tout petit moment d'échappée belle
je rentre et je marronne un peu
sur les reproches de la S. qui m'accuse insidieusement
de n'être pas fiable
une réplique de dispute de couple
un an qu'elle remplace mes amours perdues
or je prends la tangente
troisième shakra branché
et ma walda crachée
mardi soir
ce matin à l'aube
sur le mobile y avait
"toi faire la gueule ?!"
du grand échalas brun qui me séduit
sur des mots et un coca d'une heure et demie
j'ai rappelé
ravie
tout en expectative
encore
les choses vont très très vite pourtant
je lâche la Sauveuse
à un scrupule près
elle le sent
elle râle
il va juste falloir éclaircir le truc
une fois de plus
demain
poser des dates et des barrières
ça roule
j'arrive
enfin
à dire un non
qui est un
oui
à tout le reste
infimes bifurcations
je refuse la prise de tête avec la Sauveuse au retour
je vais rentrer toute seule je dis au milieu du chemin
elle continue sa route furax, je prends la première rue
me sens un peu dépitée un peu coupable
et rentre par les petites rues du quartier africain
j'aime bien finalement
y a pas si longtemps j'aurais voulu rentrer vite et pas par là, inquiète
j'arrive au-dessus du commissariat
vos papiers, me sortent pour rire deux mecs qui traînent là
une heure du mat'
ça alors ce sont précisément les deux qui m'ont abordée devant le tram quelques heures plus tôt
alors que je décollais la petite affichette de pub pour le medium aux flashs auditifs
ça n'arrive jamais
deux mecs qui font des blagues sur un geste insignifiant du genre
ici on t'aborde avec concupiscence et banalité
en général
ils n'en peuvent plus, c'est un signe, incroyable
j'avais quand même causé avec eux pendant deux-trois stations
on va boire un verre
je leur expose ma théorie très rationnelle
sur la loi des très grands nombres
- il est improbable qu'une coïncidence n'advienne pas -
oui mais l'un des deux
la semaine dernière
dans un bled de haute-provence
m'avait déjà repérée
dessinée, même
avec mon jean et mes talons compensés
sa meuf avait soupiré : regarde cette nana, elle sait ce qu'elle veut
elle assure
elle m'avait vu intervenir dans le public
de l'Hôtel de ville
en avait conclu d'évidence
que c'était moi la meuf du grand F sur la scène
c'est bizarre là quand même
avec son gars eau dans le gaz
elle est enceinte il dessine quel avenir pour son enfant
alors il est à Marseille le temps que ça passe
à la fin il me dit : faut prendre des risques dans la vie
avec elle il y va
et aussi : toi tu es vulnérable en amour, il y a des choses que tu attends et que personne ne comprend
ah oui à quoi tu vois ça ?
un truc de signe astrologique, oui bon, ok
L'autre continue de me faire l'article
rebondit à la tchatche
avec ses grosses baskets
comédien commercial
des rigolos pas inquiétants
sympas attentifs un peu intéressants
un tout petit moment d'échappée belle
je rentre et je marronne un peu
sur les reproches de la S. qui m'accuse insidieusement
de n'être pas fiable
une réplique de dispute de couple
un an qu'elle remplace mes amours perdues
or je prends la tangente
troisième shakra branché
et ma walda crachée
mardi soir
ce matin à l'aube
sur le mobile y avait
"toi faire la gueule ?!"
du grand échalas brun qui me séduit
sur des mots et un coca d'une heure et demie
j'ai rappelé
ravie
tout en expectative
encore
les choses vont très très vite pourtant
je lâche la Sauveuse
à un scrupule près
elle le sent
elle râle
il va juste falloir éclaircir le truc
une fois de plus
demain
poser des dates et des barrières
ça roule
j'arrive
enfin
à dire un non
qui est un
oui
à tout le reste
lundi 27 septembre 2010
Ce qui est en train de se passer
(Wouah)
La vérité c'est que ce n'est pas en un claquement de doigts
Mais tout s'agence là maintenant, alors
c'est fou ça
Tout espoir en suspens dans le grand vent de Provence
l'écoute attentive ou rêveuse des lectures des questionnements
de la vie dans les livres
je croise des plumes familières
c'est un vent de sympathie qui règne
avec F on a tout étalé un matin au café (le nécessaire respect, adieu ambiguïtés, son rôle dans l'écriture)
c'était simple comme bonjour
et après tout a roulé
mais alors :
tranquille
là, ce soir, on a clos le festoche tous les deux
fait rire l'assistance
avec ces petites histoires glanées parmi les gens
alors voilà on partage ça
putain quelle belle transition
entretemps
le silence du grand jeune homme qui fait l'objet de mes fantasmes
soudain resurgis des limbes, intenses et délicieux
et douloureux (bouleversants)
depuis mercredi où l'après-m a fait monté la sauce à coup de textos
jeudi à contretemps
ça me fait bouillir à l'intérieur, une seule ligne, une pensée
et hier flippe totale, la mise en joue
je finis par craquer
Que me vaut ce silence ?
(Quitte à tout foutre par terre en chieuse de meuf au taquet)
avec douceur il me répond
il s'apprêtait à m'envoyer des baisers enflammés
que juste parfois il est silencieux
mais ça alors
ça alors
c'est donc si simple
on peut se dire ces choses-là
au bout de quelques jours
à distance
sans se connaître ou presque
aujourd'hui il se réjouit du petit succès succinctement évoqué dans l'écran du mobile
jusqu'à présent je me disais ouais ouais
joli cœur de dragueur
les mots : du vent
surtout ne pas s'en payer
La Sauveuse à qui je finis par tout déballer
me défie
des faux semblant
et des excès précipités
mais en fait
en fait
ça se pourrait bien qu'il y ait
derrière tout ce virtuel
de la sincérité
(Wouah)
La vérité c'est que ce n'est pas en un claquement de doigts
Mais tout s'agence là maintenant, alors
c'est fou ça
Tout espoir en suspens dans le grand vent de Provence
l'écoute attentive ou rêveuse des lectures des questionnements
de la vie dans les livres
je croise des plumes familières
c'est un vent de sympathie qui règne
avec F on a tout étalé un matin au café (le nécessaire respect, adieu ambiguïtés, son rôle dans l'écriture)
c'était simple comme bonjour
et après tout a roulé
mais alors :
tranquille
là, ce soir, on a clos le festoche tous les deux
fait rire l'assistance
avec ces petites histoires glanées parmi les gens
alors voilà on partage ça
putain quelle belle transition
entretemps
le silence du grand jeune homme qui fait l'objet de mes fantasmes
soudain resurgis des limbes, intenses et délicieux
et douloureux (bouleversants)
depuis mercredi où l'après-m a fait monté la sauce à coup de textos
jeudi à contretemps
ça me fait bouillir à l'intérieur, une seule ligne, une pensée
et hier flippe totale, la mise en joue
je finis par craquer
Que me vaut ce silence ?
(Quitte à tout foutre par terre en chieuse de meuf au taquet)
avec douceur il me répond
il s'apprêtait à m'envoyer des baisers enflammés
que juste parfois il est silencieux
mais ça alors
ça alors
c'est donc si simple
on peut se dire ces choses-là
au bout de quelques jours
à distance
sans se connaître ou presque
aujourd'hui il se réjouit du petit succès succinctement évoqué dans l'écran du mobile
jusqu'à présent je me disais ouais ouais
joli cœur de dragueur
les mots : du vent
surtout ne pas s'en payer
La Sauveuse à qui je finis par tout déballer
me défie
des faux semblant
et des excès précipités
mais en fait
en fait
ça se pourrait bien qu'il y ait
derrière tout ce virtuel
de la sincérité
mercredi 22 septembre 2010
Aujourd'hui aujourd'hui
je me disoh si on s'arrête là tant pis(bien sûr la descente serait rude, l'amertume tout ça)
mais juste tes sourires
l'évidence d'une connivence
ce baiser sitôt envolé que goûté
c'est la preuve queouitout est possible
de nouveau
l'envie la joie de vivre les projets la liberté
les corps complices les fous rires l'attention l'altruisme et la légèreté
en riant j'ai déclaré, tandis que valsaient les lunettes du soleil de septembre
mais super j'adore ce truc compliqué qui commence
enfin qui commence... on n'a bu qu'un verre en même temps
ça commence toujours par un verre il a répondu
j'ai ri sur le perron, chacun reprend son chemin
après 1 heure et des poussières
j'ai retapé le code à plusieurs reprises
j'ai claqué la bise à mon ami futur papa
filé à la gare
dans le train le ciel émouvant comme un cadeau
aux teintes de métal mat de fin d'été
état de grâceje me tiens à l'oeil
consciente des cycles et des responsabilités
pas tout lâcher pour une dévotion au destin (ce salopard qui n'existe pas)
« quel délicieux moment »vibre sur mon portable
j'en ai encore les joues rouges du soleil de Paris
ainsi c'était possible d'y goûter la bonne vie
dès samedi un blanc en terrasse à Pelleport
je me suis vu revenir vivre là
l'ambiance de marché du matin me rappelait Toulouse
Toulouse il y a dix ans
j'ai offert à un parisien une parenthèse dans le speed
il m'a offert sa bonne humeur dragueuse, son élégance et ses projets
soudain être à Marseille n'est plus une fatalité
c'est un intermède
les horizons s'ouvrent
je me comprends mieux
ce n'est pas que j'ai besoin de situations compliquées
c'est qu'il faut l'ouverture
sinon j'étouffe
l'ouverture, pas le désengagement
quant à lui je le sens il prend son temps
c'est respectable et nécessaire
ce n'est pas salaud,une méfiance
en attendant
la correspondance reprend
la douce rêverie de la distance
les équivoques imaginaires
charmes allusions perches tendues
fantasmes et temps pour soi précieux- chaque minute indépendante est pleinement vécue -
absolument naturellementcomme si jamais aucune blessure
j'en suis là
intacte
attentive au point de vacillementet
demain tu sais quoi
maintenant que j'ai tout étalé ligne à ligne dans la boîte de F
on va pouvoir s'y mettre au projet
dès demain
je te dis pas où sinon tu vas trop vite comprendre qui c'est
alors
elle est pas belle la vie ?
je me disoh si on s'arrête là tant pis(bien sûr la descente serait rude, l'amertume tout ça)
mais juste tes sourires
l'évidence d'une connivence
ce baiser sitôt envolé que goûté
c'est la preuve queouitout est possible
de nouveau
l'envie la joie de vivre les projets la liberté
les corps complices les fous rires l'attention l'altruisme et la légèreté
en riant j'ai déclaré, tandis que valsaient les lunettes du soleil de septembre
mais super j'adore ce truc compliqué qui commence
enfin qui commence... on n'a bu qu'un verre en même temps
ça commence toujours par un verre il a répondu
j'ai ri sur le perron, chacun reprend son chemin
après 1 heure et des poussières
j'ai retapé le code à plusieurs reprises
j'ai claqué la bise à mon ami futur papa
filé à la gare
dans le train le ciel émouvant comme un cadeau
aux teintes de métal mat de fin d'été
état de grâceje me tiens à l'oeil
consciente des cycles et des responsabilités
pas tout lâcher pour une dévotion au destin (ce salopard qui n'existe pas)
« quel délicieux moment »vibre sur mon portable
j'en ai encore les joues rouges du soleil de Paris
ainsi c'était possible d'y goûter la bonne vie
dès samedi un blanc en terrasse à Pelleport
je me suis vu revenir vivre là
l'ambiance de marché du matin me rappelait Toulouse
Toulouse il y a dix ans
j'ai offert à un parisien une parenthèse dans le speed
il m'a offert sa bonne humeur dragueuse, son élégance et ses projets
soudain être à Marseille n'est plus une fatalité
c'est un intermède
les horizons s'ouvrent
je me comprends mieux
ce n'est pas que j'ai besoin de situations compliquées
c'est qu'il faut l'ouverture
sinon j'étouffe
l'ouverture, pas le désengagement
quant à lui je le sens il prend son temps
c'est respectable et nécessaire
ce n'est pas salaud,une méfiance
en attendant
la correspondance reprend
la douce rêverie de la distance
les équivoques imaginaires
charmes allusions perches tendues
fantasmes et temps pour soi précieux- chaque minute indépendante est pleinement vécue -
absolument naturellementcomme si jamais aucune blessure
j'en suis là
intacte
attentive au point de vacillementet
demain tu sais quoi
maintenant que j'ai tout étalé ligne à ligne dans la boîte de F
on va pouvoir s'y mettre au projet
dès demain
je te dis pas où sinon tu vas trop vite comprendre qui c'est
alors
elle est pas belle la vie ?
mercredi 15 septembre 2010
Dérobade
Alors j'avais bien lu...
(tout ceci déboucha sur
champ contre-champ
chassés-croisés loupés
truc classique de ciné)
Avant toute chose :
par la présente, je mets fin au suspens
des 20% restants
je ne lis plus depuis longtemps
courrier international
Puis :
c'est tout de même dingue
j'ai écrit voilà longtemps
un truc qui maintenant est coincé dans une demi-ramette destiné à la poste
qui ne racontait pas autre chose
(une annonce, un numéro, corrélation-projection)
c'est troublant
depuis que j'ai tourné la dernière page
c'est comme si j'étais enfermée dans ma putain de fiction
qui ne cesse de se prolonger
en terrain virtuel
des im-probabilités
Venons-en aux mots :
évidemment ça m'avait effleurée
mais je l'ai pris à la légère
à la boutade
trop crypté de but en blanc
et puis quand même depuis quatre ans
que viendrait faire
soudain
ce cheveu sur la soupe
- Et à relire la précédente note, ah là là, que n'aurais-je à redire sur moi
me voilà en contre-balance /
mes œillères de femme d'aujourd'hui, hein
les mots, du flan tout ça
mais ici l'exutoire : je ne la supprime pas, la note
ne cache rien
(et dérobe le reste, corps visage présence) -
imaginez-moi
sur un horaire indécis
prendre le train
pour un rendez-vous sibyllin
vous me rétorquerez : n'est-ce pas ce que vous vous apprêtez à faire ?
et ce serait (presque) vrai
si ce n'était de ma propre initiative
(et à quoi voyez-vous
que je suis joueuse ?!)
alors peut-être j'ai du grain à moudre
il faudrait que j'apprenne à lire n'est-ce pas
que j'apprenne à lâcher prise
que je souscrive aux aventures tendues comme des perches
au lieu de faire la chasseuse
bredouille
non bon d'accord il y a un boulot d'analyse
mais quand même
franchement
vous qui en connaissez beaucoup trop long sur moi
croyez-vous que je sois prête, là, en deux jours
à me la ramener à visage découvert ?
Ceci étant posé
MERCI
pour la rêverie que vous me prêtez
pour la bouteille à la mer
tandis que rétrospectivement me revient en images
le soir de danse sous la tonnelle
un 11 septembre, c'était pas mal
quant aux terrasses tribales...
(tout ceci déboucha sur
champ contre-champ
chassés-croisés loupés
truc classique de ciné)
Avant toute chose :
par la présente, je mets fin au suspens
des 20% restants
je ne lis plus depuis longtemps
courrier international
Puis :
c'est tout de même dingue
j'ai écrit voilà longtemps
un truc qui maintenant est coincé dans une demi-ramette destiné à la poste
qui ne racontait pas autre chose
(une annonce, un numéro, corrélation-projection)
c'est troublant
depuis que j'ai tourné la dernière page
c'est comme si j'étais enfermée dans ma putain de fiction
qui ne cesse de se prolonger
en terrain virtuel
des im-probabilités
Venons-en aux mots :
évidemment ça m'avait effleurée
mais je l'ai pris à la légère
à la boutade
trop crypté de but en blanc
et puis quand même depuis quatre ans
que viendrait faire
soudain
ce cheveu sur la soupe
- Et à relire la précédente note, ah là là, que n'aurais-je à redire sur moi
me voilà en contre-balance /
mes œillères de femme d'aujourd'hui, hein
les mots, du flan tout ça
mais ici l'exutoire : je ne la supprime pas, la note
ne cache rien
(et dérobe le reste, corps visage présence) -
imaginez-moi
sur un horaire indécis
prendre le train
pour un rendez-vous sibyllin
vous me rétorquerez : n'est-ce pas ce que vous vous apprêtez à faire ?
et ce serait (presque) vrai
si ce n'était de ma propre initiative
(et à quoi voyez-vous
que je suis joueuse ?!)
alors peut-être j'ai du grain à moudre
il faudrait que j'apprenne à lire n'est-ce pas
que j'apprenne à lâcher prise
que je souscrive aux aventures tendues comme des perches
au lieu de faire la chasseuse
bredouille
non bon d'accord il y a un boulot d'analyse
mais quand même
franchement
vous qui en connaissez beaucoup trop long sur moi
croyez-vous que je sois prête, là, en deux jours
à me la ramener à visage découvert ?
Ceci étant posé
MERCI
pour la rêverie que vous me prêtez
pour la bouteille à la mer
tandis que rétrospectivement me revient en images
le soir de danse sous la tonnelle
un 11 septembre, c'était pas mal
quant aux terrasses tribales...
On va pas se raconter d'histoires
je suis azimutée c'est très inconfortable
(la fille jamais contente)
faut dire que je me préserve pas, hein
et puis deux jours de silence ça suffit aux montagnes russes intérieures
comme si d'avoir vécu up up up
puis down down
ça laissait des traces
(allez, encore dix ans à ce régime et c'est la maniaco-dépression)
au terme du jeu de l'enquête on line
j'ai balancé la cartouche du déjeuner parisien
comme si ça allait de soi genre c'est à deux minutes de chez moi
pas de réponse mon pote
pas de réponse et pourtant
je pense qu'il y en aura une
mais on ne sait pas
les hommes d'aujourd'hui hein
et puis c'est les actes qui comptent maintenant j'ai compris
les mots, la correspondance tout ça
du joli flan
j'aurais pu raffiner
me suis-je dit après
il y a des stratégies séductrices de pointe
j'oublie tout le temps
j'y vais bien cash
ce qui a le mérite de révéler d'emblée les enjeux
et me laisse sur le pavé
enfin tant pis
je m'en remettrai
quitte à quand même baguenauder sur les pavés d'automne
et à se le tenir pour dit à la prochaine occase
car il y en aura d'autres
dis-moi pourquoi
j'aurais aimé que ce soit toi
dis-moi pourquoi
je projette à dix mille comme ça
j'ai beau savoir ce que ça fait
en mesurer la vanité
ça ne rate jamais
la machine à s'évader
du quotidien
c'est pourtant pas l'enfer
même si ça manque de poésie
je m'en invente à bas prix et je la paye cher quand elle fuit
putain d'insatisfaite perpétuelle
ne brigue que le challenge
je n'en dors pas la nuit
me restructure
à laisser turbiner les fantasmes et les voiles qui se déchirent
sur les statu quo psychiques
j'ai peur j'ai envie
d'intensité
les hommes leur regard dans la rue
le flux s'échappe et circule malgré moi ou presque
je me prépare à la déception
et s'il ne répond pas ?
dernière fois une excuse pour silence de deux jours
c'est galant
oui mais
ah jte jure
ai troqué solitude giratoire
contre obsession circulaire
ça n'apporte pas trop d'eau au moulin
putain de putain
je suis azimutée c'est très inconfortable
(la fille jamais contente)
faut dire que je me préserve pas, hein
et puis deux jours de silence ça suffit aux montagnes russes intérieures
comme si d'avoir vécu up up up
puis down down
ça laissait des traces
(allez, encore dix ans à ce régime et c'est la maniaco-dépression)
au terme du jeu de l'enquête on line
j'ai balancé la cartouche du déjeuner parisien
comme si ça allait de soi genre c'est à deux minutes de chez moi
pas de réponse mon pote
pas de réponse et pourtant
je pense qu'il y en aura une
mais on ne sait pas
les hommes d'aujourd'hui hein
et puis c'est les actes qui comptent maintenant j'ai compris
les mots, la correspondance tout ça
du joli flan
j'aurais pu raffiner
me suis-je dit après
il y a des stratégies séductrices de pointe
j'oublie tout le temps
j'y vais bien cash
ce qui a le mérite de révéler d'emblée les enjeux
et me laisse sur le pavé
enfin tant pis
je m'en remettrai
quitte à quand même baguenauder sur les pavés d'automne
et à se le tenir pour dit à la prochaine occase
car il y en aura d'autres
dis-moi pourquoi
j'aurais aimé que ce soit toi
dis-moi pourquoi
je projette à dix mille comme ça
j'ai beau savoir ce que ça fait
en mesurer la vanité
ça ne rate jamais
la machine à s'évader
du quotidien
c'est pourtant pas l'enfer
même si ça manque de poésie
je m'en invente à bas prix et je la paye cher quand elle fuit
putain d'insatisfaite perpétuelle
ne brigue que le challenge
je n'en dors pas la nuit
me restructure
à laisser turbiner les fantasmes et les voiles qui se déchirent
sur les statu quo psychiques
j'ai peur j'ai envie
d'intensité
les hommes leur regard dans la rue
le flux s'échappe et circule malgré moi ou presque
je me prépare à la déception
et s'il ne répond pas ?
dernière fois une excuse pour silence de deux jours
c'est galant
oui mais
ah jte jure
ai troqué solitude giratoire
contre obsession circulaire
ça n'apporte pas trop d'eau au moulin
putain de putain
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