Coup de théâtre.
Mon petit film parisien gentillet se complexifie
entrée en lice
du jeune homme de bonne famille
Le vieux pote
qui
arrive à la bourre
séduisant
on est content de se voir
m'emmène à une projection
sur le boulevard vers Gare de Lyon,
on se dit, alors, et toi ?
Comme un aveu de résignation
et de maturité
il dit qu'il rêve de s'installer
las des coups des soirs et des plans sans lendemain
et après
au pot des prods
à la faveur d'une blague
genre t'as vu on se retrouve tous les tremblements de terre
on est familier
on débriefe
on fera pareil à 60 ans
Oui, il me dit
dans notre apparte du 5e
je relève la blague
tu veux dire qu'on sera mariés ?
Et là : déclaration
12 ans qu'il me kiffe
et tout ce qu'il me dit de moi
me montre qu'il m'a bien cernée
la question des origines
des fuites et du gros potentiel de casse-couillerie
demain à 14h visite d'apparte il balance comme une perche
tes parents ils m'adorent déjà
tout ça au verre de rouge
et sur la route de mon renc vers Bastille
portant mon sac il m'annonce le programme, les enfants
et : tu seras très amoureuse de ton mari
et : pas profiter du besoin d'affection ni de la solitude
de ton année pourrie
c'est maintenant que tu peux choisir
et : prends ton temps
ça me touche
je chahute ses arguments
j'en redemande
quelle classe, sa sérénade
il me laisse
rejoindre les bras de l'inconnu
soudain mis en balance
l'inconnu évidemment mécontent
de m'appeler en vain depuis 10 minutes
oh, pardon, je dis
désinvolte
consciente de jouer mon rôle
de princesse
souriante
expectative
je l'observe
ses bâillements
sa réserve
ses changements de programme
les accessoires de sa méfiance
on va chez lui on fait l'amour
on fait l'amour vibrant
avec du rire et des jouissances et des caresses
des cris et du jeu
la nuit il est malade
une intox alimentaire tu parles
ça remue, là-dedans
au matin de fil en aiguille de bavardage
on aborde (déjà) les vraies questions
il révèle son ambivalence
il dit qu'il est instable
le passé les trahisons tout ça
oh là là je te jure pourquoi toujours comme ça
le monde moderne, il dit, l'individualisme
je pense à l'autre
je n'en parle pas
mais ça me donne l'aplomb pour tout balancer
ça tombe bien cette discussion, j'allais te glisser une réplique sur les priorités
Lui : oui, tu sais, moi, je sais pas
si vraiment je veux
ou pas
ma vie...
pis si tu me demandais mon sentiment physique, là
ben ça va pas
ah voilà, maintenant tu vas l'associer à moi ce mal de ventre
ok je t'appelle il conclut
alors non, on va pas faire comme ça.
Je pourrais être à ta disposition
mais je ne veux pas
être tout en bas de ta liste des tâches
au passage, je suis sdf dimanche soir, tu m'accueilles ?
t'as un dîner ? D'accord, invite-moi
Une meuf, c'est comme un enfant, pas le choix
(quitte à faire la chieuse, je regarde jusqu'où t'encaisses)
bon allez à demain
prends bien soin de toi
je ne sais plus ce que je lui balance sur le mariage
puis, tandis qu'il se tord sur le canap
et avant même qu'il ne s'insurge,
"nan jdéconne"
et je me tire
heureusement qu'au bout de la 2
y a la brunette
aurait-elle pu sincèrement me conseiller la voie de la sécurité ?
Oui mais non
elle approuve sur toute la ligne
m'adoube dialoguiste
jugeant positivement les atouts du garçon inconnu
instable, indisponible ? Les excuses qu'il se donne
introspection, écoute, joie de vivre, très bien tout ça
et tu ne vas pas te caser
avec un mec, au demeurant très chouette
pour un programme confort
(Au moment du point final, le troisième protagoniste
apparaît :
texto : "dispo ce soir ?"
surfing on the wave : "why not"...)
Princesse attitude, ouais, enfin
le grand jeu des minauderies
mais fair play
je prends des risques, il me faut des soupapes
salut, c'est moi
je reviens dans la course
mercredi 27 octobre 2010
mardi 26 octobre 2010
Putain j'ai déjà des problèmes de couple
me balancé-je à moi-même comme une blague
la nuit retour du refoulé, comme par hasard rêve d'une dispute avec mon père
le jour j'échoue à garder le recul, au bout d'un moment, vaincue, je diffère
le moment d'avoir moins froid aux mains aux pieds
le moment d'être moins inquiète
car il ne rappelle pas
c'est donc qu'il s'en fout
c'est donc que je suis la dernière roue
le jour j'ai beau faire avancer mes affaires, plus rien n'a de goût
puis au moment où le soir enfin ça n'a plus d'importance
à réchauffer les pâtes avant un verre au bout de la 12
il appelle
bordélique rigolo désinvolte
je comprends rien à son orga
tain la semaine où je suis là t'as zéro dispo
je dis y a l'orga, ok, et puis y a l'envie
ce salaud répond que l'envie d'abord c'est de voir son gamin
je le sais que t'as un gamin, j'ai bien compris
ça va être compliqué cette histoire
oui mais au moins on aura essayé il répond
tout ça dans la plus courtoise sympathique discussion
réponse drôle disent les copines
blague de bon augure
mais quand même, des scuds, hein. C'est qu'un début, alors c'est too much, non ?
et puis non, c'est un début, c'est maintenant
que se joue la mise en place
déjà le moment
que j'aiguise ma réplique insidieuse
parce que mes vieux dossiers se rouvrent à l'exacte page où
je les avais laissés en plan
tu crois que t'es toute fraîche, à peine éclose
et en fait t'as huit ans de couple dans les pattes
(oh les contrariétés qui remontent...
le combat de la dispo...)
alors
voilà mec
c'est pratique une meuf à marseille
à qui accorder une demi-heure par semaine
mais je ne serai pas la cinquième roue
je sais pas moi, quand on a envie d'une histoire
on prend des risques
on pense peut-être à revoir ses priorités
je peaufine ça et je vais te la balancer candidement comme si de rien
en deuxième partie de soirée après avoir moi-même passé un moment avec un vieux copain
et sans scrupule en plus
les bonnes techniques d'éducation
faudrait au moins que cette année m'ait servi à prendre de la graine
à devenir la parfaite chieuse que le monde nous envie
ne céder sur rien et jouir de tout
il paraît que ça les fait kiffer
(oh la grosse machote)
(non mais là je me mets des objectifs mais c'est parce qu'en vrai je cède bien trop vite sinon)
(à part ça, le gingko ça a l'air de marcher)
(sans ces précautions, jamais je ne pourrai revivre dans la foule en dessous de 15 degrés)
me balancé-je à moi-même comme une blague
la nuit retour du refoulé, comme par hasard rêve d'une dispute avec mon père
le jour j'échoue à garder le recul, au bout d'un moment, vaincue, je diffère
le moment d'avoir moins froid aux mains aux pieds
le moment d'être moins inquiète
car il ne rappelle pas
c'est donc qu'il s'en fout
c'est donc que je suis la dernière roue
le jour j'ai beau faire avancer mes affaires, plus rien n'a de goût
puis au moment où le soir enfin ça n'a plus d'importance
à réchauffer les pâtes avant un verre au bout de la 12
il appelle
bordélique rigolo désinvolte
je comprends rien à son orga
tain la semaine où je suis là t'as zéro dispo
je dis y a l'orga, ok, et puis y a l'envie
ce salaud répond que l'envie d'abord c'est de voir son gamin
je le sais que t'as un gamin, j'ai bien compris
ça va être compliqué cette histoire
oui mais au moins on aura essayé il répond
tout ça dans la plus courtoise sympathique discussion
réponse drôle disent les copines
blague de bon augure
mais quand même, des scuds, hein. C'est qu'un début, alors c'est too much, non ?
et puis non, c'est un début, c'est maintenant
que se joue la mise en place
déjà le moment
que j'aiguise ma réplique insidieuse
parce que mes vieux dossiers se rouvrent à l'exacte page où
je les avais laissés en plan
tu crois que t'es toute fraîche, à peine éclose
et en fait t'as huit ans de couple dans les pattes
(oh les contrariétés qui remontent...
le combat de la dispo...)
alors
voilà mec
c'est pratique une meuf à marseille
à qui accorder une demi-heure par semaine
mais je ne serai pas la cinquième roue
je sais pas moi, quand on a envie d'une histoire
on prend des risques
on pense peut-être à revoir ses priorités
je peaufine ça et je vais te la balancer candidement comme si de rien
en deuxième partie de soirée après avoir moi-même passé un moment avec un vieux copain
et sans scrupule en plus
les bonnes techniques d'éducation
faudrait au moins que cette année m'ait servi à prendre de la graine
à devenir la parfaite chieuse que le monde nous envie
ne céder sur rien et jouir de tout
il paraît que ça les fait kiffer
(oh la grosse machote)
(non mais là je me mets des objectifs mais c'est parce qu'en vrai je cède bien trop vite sinon)
(à part ça, le gingko ça a l'air de marcher)
(sans ces précautions, jamais je ne pourrai revivre dans la foule en dessous de 15 degrés)
dimanche 24 octobre 2010
Dans la vie,
il y a aussi
des périodes
comme ça :
exaltantes, trépidantes, à 200 à l'heure que du bonheur
réactiver toutes les fonctions assoupies
voyage, radio, sexe et grandes amitiés
tournée des bars
et l'écriture, mais oui,
aussi
ah ben voilà !
A un moment en trois jours j'ai relié les trois cités de mes dernières années
mes quatre dernières maisons
à I. à Marseille à Paris
- Chronique de la mélancolie dans la boîte
et bientôt sur les ondes, messieurs dames
mélancolie orientale, cela va de soi
oh la sentimentale ;
le beau gosse de l'émission prêt à renouveler l'expérience
quand je veux : voie royale -
puis
dans le froid saisissant de la capitale
que je jauge (saurai-je m'y réhabituer ? Et ce stress, ces nuages bas, ces tous petits appartes)
(J'ai envie de revenir)
(Eh oui...)
Je lui donne rendez-vous au bar des bonnes humeurs
hommage aux souvenirs
des beaux moments de Ménilmontant
puis,
doublé gagnant
je l'entraîne
au resto des belles occasions
alors, finalement, parigot d'adoption, je te fais découvrir ton quartier ?!
De grands rires en doux baisers, monsieur roule sur les trottoirs et m'attend aux sorties des stations, un seul casque il est bien embêté
mais du décalage, on fait un jeu
qui ressemble à du petit film parisien
jusqu'aux toits du XXe à travers la croisée
et les ébats qui devaient bien arriver
explosifs
dans l'ivresse s'y adonner sans trop savoir si c'est vraiment le genre prisé
bousculade festive
quelque chose en moi croit à cette connivence
toute cette simplicité
mais bien sûr il faut du temps
de la marge
depuis lors le silence
je laisse se déposer les éclats
de première nuit
où comme à chaque nouveau début la somnolence épuise
les sursauts du corps
les images incohérentes
le réveil du désir
les suées et les baisers
se pelotonner familièrement entre des bras inconnus
d'évidence
il n'est pas contre
il y a une retenue
une pudeur ?
une peur ?
je modère mes ardeurs
chez lui c'est rouge et blanc
il y a des livres de photo
les surprises y sont beaucoup moins dépaysantes
que dans la chambre exiguë du chevalier des steppes
dans la ruelle secrète du quartier noctambule à I.
Ici, ça pourrait être ma nouvelle nouvelle vie
de petite nénette cultureuse
- comme tout le monde, quoi -
écrit-elle depuis le nid de Belleville
dealé avec la comédienne
contre mon grand traversant plein de soleil et de bruit
Je repasse devant la terrasse où l'an dernier même époque à la faveur du déjeuner avec F.
je l'avais rencontrée
la comédienne
installée depuis lors à Marseille
pendant tout ce temps tu crois que tu galères
un an après tu repasses, état des lieux, et quand même c'est la classe
réjouie du chemin parcouru
en revenant ici,
saurais-je préserver l'espace intime
pour comprendre les enjeux
des relations des désirs des affections
des amours des amitiés
mieux que je n'ai su le faire
il y a quelques années ?
Marseille me semble s'éloigner à vitesse grand V
complètement incongrue
le lieu de la distance à soi
salutaire, voire féconde
faut pas que j'oublie
je vais y rentrer
et surtout, surtout, pas de précipitation
depuis les starting blocks
(oh les plans sur la comète)
(et les risques de faux pas)
(mais tu sais quoi ? je suis confiante... réflexion à l'appui)
donc :
si tournant il y a à négocier
il faut ménager le truc
(m'enfin à me relire
les choses ont l'air bien claires)
il y a aussi
des périodes
comme ça :
exaltantes, trépidantes, à 200 à l'heure que du bonheur
réactiver toutes les fonctions assoupies
voyage, radio, sexe et grandes amitiés
tournée des bars
et l'écriture, mais oui,
aussi
ah ben voilà !
A un moment en trois jours j'ai relié les trois cités de mes dernières années
mes quatre dernières maisons
à I. à Marseille à Paris
- Chronique de la mélancolie dans la boîte
et bientôt sur les ondes, messieurs dames
mélancolie orientale, cela va de soi
oh la sentimentale ;
le beau gosse de l'émission prêt à renouveler l'expérience
quand je veux : voie royale -
puis
dans le froid saisissant de la capitale
que je jauge (saurai-je m'y réhabituer ? Et ce stress, ces nuages bas, ces tous petits appartes)
(J'ai envie de revenir)
(Eh oui...)
Je lui donne rendez-vous au bar des bonnes humeurs
hommage aux souvenirs
des beaux moments de Ménilmontant
puis,
doublé gagnant
je l'entraîne
au resto des belles occasions
alors, finalement, parigot d'adoption, je te fais découvrir ton quartier ?!
De grands rires en doux baisers, monsieur roule sur les trottoirs et m'attend aux sorties des stations, un seul casque il est bien embêté
mais du décalage, on fait un jeu
qui ressemble à du petit film parisien
jusqu'aux toits du XXe à travers la croisée
et les ébats qui devaient bien arriver
explosifs
dans l'ivresse s'y adonner sans trop savoir si c'est vraiment le genre prisé
bousculade festive
quelque chose en moi croit à cette connivence
toute cette simplicité
mais bien sûr il faut du temps
de la marge
depuis lors le silence
je laisse se déposer les éclats
de première nuit
où comme à chaque nouveau début la somnolence épuise
les sursauts du corps
les images incohérentes
le réveil du désir
les suées et les baisers
se pelotonner familièrement entre des bras inconnus
d'évidence
il n'est pas contre
il y a une retenue
une pudeur ?
une peur ?
je modère mes ardeurs
chez lui c'est rouge et blanc
il y a des livres de photo
les surprises y sont beaucoup moins dépaysantes
que dans la chambre exiguë du chevalier des steppes
dans la ruelle secrète du quartier noctambule à I.
Ici, ça pourrait être ma nouvelle nouvelle vie
de petite nénette cultureuse
- comme tout le monde, quoi -
écrit-elle depuis le nid de Belleville
dealé avec la comédienne
contre mon grand traversant plein de soleil et de bruit
Je repasse devant la terrasse où l'an dernier même époque à la faveur du déjeuner avec F.
je l'avais rencontrée
la comédienne
installée depuis lors à Marseille
pendant tout ce temps tu crois que tu galères
un an après tu repasses, état des lieux, et quand même c'est la classe
réjouie du chemin parcouru
en revenant ici,
saurais-je préserver l'espace intime
pour comprendre les enjeux
des relations des désirs des affections
des amours des amitiés
mieux que je n'ai su le faire
il y a quelques années ?
Marseille me semble s'éloigner à vitesse grand V
complètement incongrue
le lieu de la distance à soi
salutaire, voire féconde
faut pas que j'oublie
je vais y rentrer
et surtout, surtout, pas de précipitation
depuis les starting blocks
(oh les plans sur la comète)
(et les risques de faux pas)
(mais tu sais quoi ? je suis confiante... réflexion à l'appui)
donc :
si tournant il y a à négocier
il faut ménager le truc
(m'enfin à me relire
les choses ont l'air bien claires)
mercredi 20 octobre 2010
presque - pas tout à fait - rendez-vous
et j'avais beau en rêver
ça me déboussole
ça me déconcentre
retour du vivant
pour l'instant je tiens le coup
mais c'est drôle ce truc
de se sentir au bord
de perdre tous ses moyens
(et si... ?
et alors lui, euh, mais ?
et moi je ?
mais est-ce que lui, moi, nous,
...
(je me fais des films ou bien euh,
hmmm...))
au secours !
(oh oui !!!)
et j'avais beau en rêver
ça me déboussole
ça me déconcentre
retour du vivant
pour l'instant je tiens le coup
mais c'est drôle ce truc
de se sentir au bord
de perdre tous ses moyens
(et si... ?
et alors lui, euh, mais ?
et moi je ?
mais est-ce que lui, moi, nous,
...
(je me fais des films ou bien euh,
hmmm...))
au secours !
(oh oui !!!)
samedi 9 octobre 2010
Et il rappela
sans avoir écouté
je laisse sa voix témoigner d'une posture tranquille
alors ok, je rappelle à mon tour :
je rappelle, j'ai entendu, faut que tu saches
je t'ai laissé un message pas sympa
efface-le
dans le dialogue qui a suivi
il y a l'histoire du temps, des obstacles
du téléphone perdu retrouvé
l'intention de venir mais tout trop compliqué voyons à ton retour
moi :
mais tu sais, je viens
à Paris, fin du mois
pas grave pour l'impossible
voyage inopiné aux frontières du continent -
je t'appellerai à mon retour
on visitera la capitale de la France
oui, faudra monter sur la tour Eiffel, personne jamais ne le fait
Ah oui ? Ah non, on va pas faire ça
oh et puis après tout c'est ton domaine
je te laisse la main
découvrons les rues secrètes de Paris
et pour ne pas
en finir comme si de rien :
quand même un truc, si je t'ai laissé un message pas sympa
c'est qu'on ne se connaît pas, alors y a de quoi s'interroger :
peut-être un jeune homme qui me fait le coup de l'arlésienne
Non, pas de plan répond-il
je ne suis pas accroché à mon tel
mais
Je suis là
sans avoir écouté
je laisse sa voix témoigner d'une posture tranquille
alors ok, je rappelle à mon tour :
je rappelle, j'ai entendu, faut que tu saches
je t'ai laissé un message pas sympa
efface-le
dans le dialogue qui a suivi
il y a l'histoire du temps, des obstacles
du téléphone perdu retrouvé
l'intention de venir mais tout trop compliqué voyons à ton retour
moi :
mais tu sais, je viens
à Paris, fin du mois
pas grave pour l'impossible
voyage inopiné aux frontières du continent -
je t'appellerai à mon retour
on visitera la capitale de la France
oui, faudra monter sur la tour Eiffel, personne jamais ne le fait
Ah oui ? Ah non, on va pas faire ça
oh et puis après tout c'est ton domaine
je te laisse la main
découvrons les rues secrètes de Paris
et pour ne pas
en finir comme si de rien :
quand même un truc, si je t'ai laissé un message pas sympa
c'est qu'on ne se connaît pas, alors y a de quoi s'interroger :
peut-être un jeune homme qui me fait le coup de l'arlésienne
Non, pas de plan répond-il
je ne suis pas accroché à mon tel
mais
Je suis là
Colère
désillusion
ça ne fera jamais qu'une de plus
colère accaparante, ne rien pouvoir faire d'autre que ruminer
j'envoie au matin un message comme une sonde légère
je laisse mon phone à la maison
deux heures après retour, rien
alors mesure exceptionnelle, les trucs où on s'arrache
désolée mais ça commence à devenir chiant cette disparition des ondes
un petit signe serait appréciable
si le soufflé est retombé
que je suis à côté de la plaque
j'aime autant le savoir
cio à bientôt j'espère
avec cette voix grave froide et courtoise
qui me conserve la dignité
alors que je fais un truc vraiment pas fastoche
dénoncer la fuite d'un inconnu
qui ne me doit rien qu'une réponse
un oui, un non,
un terminé
un oui oui tout va bien
L'Ange m'a dit qu'avec mon invite cash
au moins je saurais vite à qui j'ai affaire
on n'a pas de temps à perdre
elle n'a pas tort
me voilà bien
marrie
une fois de plus
au lieu de me dire que j'ai été trop vite
puisqu'aussi bien j'ai résisté à mes tentations de fille bouillante avant d'avancer à découvert
je comprends mieux les difficultés d'orga dont il me parlait
si tu rappelles jamais, coco, ça en dit long, c'est sûr
y a des fuites que je laisse passer, celle-là non
sensible aux conseils d'une jeune femme hier
j'ai relancé
un peu plus tôt certes
et me suis plus vite énervée
qu'elle ne l'aurait fait
j'avais juste besoin d'une autorisation
putain les relations homme-femme
je leur fais peur alors comme ça
bon ben j'en ai pas fini
y a du boulot encore
et le premier qui me dit que je dois fermer ma gueule
être plus mystérieuse patiente distante
un peu folle
ainsi attirante
ou
dépendante-rassurante
je lui mets un coup de boule
désillusion
ça ne fera jamais qu'une de plus
colère accaparante, ne rien pouvoir faire d'autre que ruminer
j'envoie au matin un message comme une sonde légère
je laisse mon phone à la maison
deux heures après retour, rien
alors mesure exceptionnelle, les trucs où on s'arrache
désolée mais ça commence à devenir chiant cette disparition des ondes
un petit signe serait appréciable
si le soufflé est retombé
que je suis à côté de la plaque
j'aime autant le savoir
cio à bientôt j'espère
avec cette voix grave froide et courtoise
qui me conserve la dignité
alors que je fais un truc vraiment pas fastoche
dénoncer la fuite d'un inconnu
qui ne me doit rien qu'une réponse
un oui, un non,
un terminé
un oui oui tout va bien
L'Ange m'a dit qu'avec mon invite cash
au moins je saurais vite à qui j'ai affaire
on n'a pas de temps à perdre
elle n'a pas tort
me voilà bien
marrie
une fois de plus
au lieu de me dire que j'ai été trop vite
puisqu'aussi bien j'ai résisté à mes tentations de fille bouillante avant d'avancer à découvert
je comprends mieux les difficultés d'orga dont il me parlait
si tu rappelles jamais, coco, ça en dit long, c'est sûr
y a des fuites que je laisse passer, celle-là non
sensible aux conseils d'une jeune femme hier
j'ai relancé
un peu plus tôt certes
et me suis plus vite énervée
qu'elle ne l'aurait fait
j'avais juste besoin d'une autorisation
putain les relations homme-femme
je leur fais peur alors comme ça
bon ben j'en ai pas fini
y a du boulot encore
et le premier qui me dit que je dois fermer ma gueule
être plus mystérieuse patiente distante
un peu folle
ainsi attirante
ou
dépendante-rassurante
je lui mets un coup de boule
vendredi 8 octobre 2010
C'est sûr quand t'es seule tu peux
en rentrant
longer la terrasse en bas de chez toi, tomber sur une connaissance, enchaîner deux bières
et un resto
tu peux dormir 11 heures pour endiguer le coup de nerf de la vieille folle
pas esquivé, cette fois
et qui bout toute la journée dans les artères sensibles
tu peux prendre le temps vendredi matin
d'écrire sur ton blog pour te faire une raison
pour te faire une patience
parce que l'homme
inconnu mais pressenti
espéré
est silencieux
sans doute pour des questions fort légitimes
d'obligations diverses
à J-5
or comme j'avance à découvert
je vais pas non plus aller aux nouvelles
question de fierté
et d'équilibre
quand t'es seule tu peux
te dire que t'as de la chance d'être libre
que ton ennui c'est rien
par rapport à la pression des boulots contraignants et de tous les engagements
le nez dans le guidon
mais tous les jours tout le chemin à refaire
trouver un sens à cette vie-là
aussi tranquille soit-elle
sa vacuité
j'ai besoin d'amour
je ne suis pas si seule je le sais
étonnée de la force et du nombre
de mes grandes amitiés
mais l'enthousiasme s'essouffle
dans la répétition des jours
je voudrais m'oublier cinq minutes
je m'exhorte encore à la patience
encore
putain
en rentrant
longer la terrasse en bas de chez toi, tomber sur une connaissance, enchaîner deux bières
et un resto
tu peux dormir 11 heures pour endiguer le coup de nerf de la vieille folle
pas esquivé, cette fois
et qui bout toute la journée dans les artères sensibles
tu peux prendre le temps vendredi matin
d'écrire sur ton blog pour te faire une raison
pour te faire une patience
parce que l'homme
inconnu mais pressenti
espéré
est silencieux
sans doute pour des questions fort légitimes
d'obligations diverses
à J-5
or comme j'avance à découvert
je vais pas non plus aller aux nouvelles
question de fierté
et d'équilibre
quand t'es seule tu peux
te dire que t'as de la chance d'être libre
que ton ennui c'est rien
par rapport à la pression des boulots contraignants et de tous les engagements
le nez dans le guidon
mais tous les jours tout le chemin à refaire
trouver un sens à cette vie-là
aussi tranquille soit-elle
sa vacuité
j'ai besoin d'amour
je ne suis pas si seule je le sais
étonnée de la force et du nombre
de mes grandes amitiés
mais l'enthousiasme s'essouffle
dans la répétition des jours
je voudrais m'oublier cinq minutes
je m'exhorte encore à la patience
encore
putain
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