Je pourrais me faire prendre par les sentiments
(ce ne serait pas la première fois)
un jeune homme qui aussi sereinement me déclare sa flamme
avec aplomb
en précisant que ce n'est pas toujours aussi simple
et qu'il le fait parce que je peux l'entendre
qu'il est heureux
il admet que ce ne serait pas malin de commencer un truc
mais comme ça c'est dit
et qu'on peut quand même se voir
terrain glissant, je mets en garde
vite j'écris pour ne pas trop m'attendrir
j'ai peur du bouleversement
la confiance des corps des sourires
tout ça loin des tourments
faut-il que je connaisse les impasses et les revers d'illusions
faut-il que je connaisse mes contradictions
pour ne pas tout brader au nom des missions cœur vaillant rien d'impossible
je suis touchée
mardi 22 mars 2011
dimanche 20 mars 2011
En attendant la radioactivité
Sexe accordéon et alcool
au programme du printemps
encore une fête magistrale
dont le parquet met des mois à se remettre
d'ici là je serai partie
et moi j'en ai pour plusieurs jours
- j'ai plus vingt-cinq ans
au contraire du jeune amant, qui ne les a pas encore -
ouh là là ça frise les Liaisons dangereuses tout ça
F qui capte tous les 06 qui traînent
et moi qui cède au jeune éphèbe
mais c'est pas décadent
plutôt bon enfant
léger léger et généreux
avec les bulles et les propos incohérents
de belles valses, des rocks connexions
des étreintes
du rhum dans l'autre pièce
du verre brisé
un ticket d'euromillion
un pendule qui dit oui et qui dit non
des inconnus qui sont les derniers à partir mais qui descendent les bouteilles
un athlète dans mon lit au sourire doux et ferme
le retour évident de ce moment familier et chéri
de l'âcreté dans l'atmosphère au point suspendu
où subitement la chaleur afflue et se retire
palpitations palpables sous la peau
et tu es là tu me regardes
- les plaisirs partagés
comme la gueuledeb' -
la fête fait son effet rituel
j'ai deux-trois messages reconnaissants dans la boîte aujourd'hui
et je vote décroissance dans les vapeurs d'alcool
- au pays de Candy -
au programme du printemps
encore une fête magistrale
dont le parquet met des mois à se remettre
d'ici là je serai partie
et moi j'en ai pour plusieurs jours
- j'ai plus vingt-cinq ans
au contraire du jeune amant, qui ne les a pas encore -
ouh là là ça frise les Liaisons dangereuses tout ça
F qui capte tous les 06 qui traînent
et moi qui cède au jeune éphèbe
mais c'est pas décadent
plutôt bon enfant
léger léger et généreux
avec les bulles et les propos incohérents
de belles valses, des rocks connexions
des étreintes
du rhum dans l'autre pièce
du verre brisé
un ticket d'euromillion
un pendule qui dit oui et qui dit non
des inconnus qui sont les derniers à partir mais qui descendent les bouteilles
un athlète dans mon lit au sourire doux et ferme
le retour évident de ce moment familier et chéri
de l'âcreté dans l'atmosphère au point suspendu
où subitement la chaleur afflue et se retire
palpitations palpables sous la peau
et tu es là tu me regardes
- les plaisirs partagés
comme la gueuledeb' -
la fête fait son effet rituel
j'ai deux-trois messages reconnaissants dans la boîte aujourd'hui
et je vote décroissance dans les vapeurs d'alcool
- au pays de Candy -
vendredi 18 mars 2011
La frime
Ttfaçon m'en fous, ma jumelle m'a dit
> Tu rencontres les mecs les plus intellos-sexy du pays
(Mais faut pas les fréquenter, c'est tout)
(Laissons ça aux admiratrices et aux présentatrices)
(L'ego et les flashes, fatiguant)
Me réjouis de rester dans le corps
des passeurs de l'ombre
et les laboratoires
> Tu rencontres les mecs les plus intellos-sexy du pays
(Mais faut pas les fréquenter, c'est tout)
(Laissons ça aux admiratrices et aux présentatrices)
(L'ego et les flashes, fatiguant)
Me réjouis de rester dans le corps
des passeurs de l'ombre
et les laboratoires
jeudi 17 mars 2011
L'amertume
Il est coutume de penser qu'on perd des amis dans l'adversité
- On en perd aussi dans les réussites, là où, ironie du sort, on récupère quelques anciens : vases communicants. -
L'étendue de ma colère qu'il me semblait, presque, maîtriser
avec un détachement qui d'ailleurs me surprenait un peu
n'a d'égale que l'amertume ce soir éprouvée
des détails : un fichier retiré de la Toile, que je devais commenter
pour l'avoir mis en œuvre ;
un silence éloquent
au moment où je retire ma confiance
je m'aperçois qu'elle tenait sur du vide
à moins qu'en écho à mon dépit muet
l'agressive offensée
ne se drape
pour s'attribuer la primeur de la victimisation
mais aujourd'hui toutes les indulgences consenties chaque semaine
ressemblent à des aveuglements
je suis sans regret, mais amère
effarée de ces fourberies étriquées
et au passage :
quelle mansuétude sans objet accordé-je à F même
qui fait fi comme une fleur des étapes accomplies -
j'ai beau faire celle qui s'en fout
qui a d'autres chats à fouetter
qui est indépendante et qui s'arrange du fait accompli
genre j'évite le conflit
sans rancune, jamais
je déclare forfait d'avance
pour conquérir mon champ libre
- reproduire indéfiniment la scène de fuite hors du donjon du père
à qui je me suis enfin confrontée
à rappeler un matin deux-trois fois
après ses raccrochages précipités
(le discrédit jeté comme depuis toujours sur mes projets)
pour des histoires de thunes qui ne sont rien d'autre
que des enjeux d'amour et de pouvoir -
peut-être que ces étapes-là, une fois passées,
m'ayant consolidée
m'ayant remise sur mes rails
me révèlent par petites touches l'ampleur de la saloperie
même pas planquée derrière les misérables mimiques
de la séduction et du talent
de ceux que je prenais pour des proches
le talent, piètre pantomime
des pleutres qui jouent les écorchés vifs
en dénonçant leurs clones mêmes
écœurée, je suis encore entière
je reconnais les miens
et je reviens parmi mes pairs
- On en perd aussi dans les réussites, là où, ironie du sort, on récupère quelques anciens : vases communicants. -
L'étendue de ma colère qu'il me semblait, presque, maîtriser
avec un détachement qui d'ailleurs me surprenait un peu
n'a d'égale que l'amertume ce soir éprouvée
des détails : un fichier retiré de la Toile, que je devais commenter
pour l'avoir mis en œuvre ;
un silence éloquent
au moment où je retire ma confiance
je m'aperçois qu'elle tenait sur du vide
à moins qu'en écho à mon dépit muet
l'agressive offensée
ne se drape
pour s'attribuer la primeur de la victimisation
mais aujourd'hui toutes les indulgences consenties chaque semaine
ressemblent à des aveuglements
je suis sans regret, mais amère
effarée de ces fourberies étriquées
et au passage :
quelle mansuétude sans objet accordé-je à F même
qui fait fi comme une fleur des étapes accomplies -
j'ai beau faire celle qui s'en fout
qui a d'autres chats à fouetter
qui est indépendante et qui s'arrange du fait accompli
genre j'évite le conflit
sans rancune, jamais
je déclare forfait d'avance
pour conquérir mon champ libre
- reproduire indéfiniment la scène de fuite hors du donjon du père
à qui je me suis enfin confrontée
à rappeler un matin deux-trois fois
après ses raccrochages précipités
(le discrédit jeté comme depuis toujours sur mes projets)
pour des histoires de thunes qui ne sont rien d'autre
que des enjeux d'amour et de pouvoir -
peut-être que ces étapes-là, une fois passées,
m'ayant consolidée
m'ayant remise sur mes rails
me révèlent par petites touches l'ampleur de la saloperie
même pas planquée derrière les misérables mimiques
de la séduction et du talent
de ceux que je prenais pour des proches
le talent, piètre pantomime
des pleutres qui jouent les écorchés vifs
en dénonçant leurs clones mêmes
écœurée, je suis encore entière
je reconnais les miens
et je reviens parmi mes pairs
mercredi 16 mars 2011
La colère
C'est précisément quand tout caracole
sans pour autant tourner en rond nombriliste
(quand tout va bien on ouvre les écoutilles, bonnes ondes et disponibilité)
que la trahison vient de l'intérieur
ou bien que j'ai l'aplomb pour m'exposer
à l'égoïsme
de celle qu'on considère comme l'amie
malgré le caractère irascible
malgré les caprices de princesse
qu'on considère comme l'amie pour l'étincelle
l'humour, le regard, les bonnes idées de virée
la collaboration fructueuse
la présence enfin puisqu'aussi bien elle n'est nulle part engagée
et pour cause
bien sûr, les mises au point désobligeantes
ont été légion
je me suis fait croire que le dialogue était l'indice de l'évolution
et puis
voile déchiré
pour la première fois
je lui soumets une requête
(quelques images dans la ville)
d'une inspiration qui serait la mienne
j'aurais dû m'en douter
déjà ça m'était venu à l'esprit
- à toutes ses demandes je répondais oui :
je me faisais pomper
(comme d'hab)
compétences, virtuosité, souplesse
mais suis partageuse
j'aime l'émulation des réflexions collectives
mais là
oh putain
jusqu'à la dernière minute où elle avait besoin de moi
(il y a moins d'une demi-heure)
c'était encore d'accord
mais hier déjà elle m'avait vertement tancée
de lui avoir soumis
des idées
- reçues comme des ordres, non mais je rêve -
les mots qui me viennent sont de dépit
de scandale intime
d'être si déçue je peux en finir là
d'ailleurs je lui retire le projet des mains
et le confie à d'autres
elle y perdra ma confiance
et le reste
et maintenant qu'avec la self esteem
je retrouve le bon sens
je me dis : merde, une fois de plus, on a abusé de ma gentillesse
et je me suis écrasée par admiration, connexion sensible
reconnaissance d'abord
ça n'en finit pas ce cycle retors
ou alors si : ça finit maintenant
je solde les comptes
mais je sais que le dernier round n'est pas encore arrivé
certes il n'y a plus rien à négocier
mais j'inverse les rôles
on va voir ce qu'elle saura sauver
avant que la porte ne claque
comme en 2007 sur la blonde insatisfaite
incapable d'amitié
je me casse de cette ville d'échoués
toutes voiles dehors
et il y a une première grande fête pour les gonfler
avec d'autres
plus généreuses personnes
(ne soyons pas manichéenne)
et tant pis/tant mieux si la période où elle était là
où, à son contact exigeant (insatisfait),
sans concession,
j'ai avancé
je ne le lui dois pas
sans pour autant tourner en rond nombriliste
(quand tout va bien on ouvre les écoutilles, bonnes ondes et disponibilité)
que la trahison vient de l'intérieur
ou bien que j'ai l'aplomb pour m'exposer
à l'égoïsme
de celle qu'on considère comme l'amie
malgré le caractère irascible
malgré les caprices de princesse
qu'on considère comme l'amie pour l'étincelle
l'humour, le regard, les bonnes idées de virée
la collaboration fructueuse
la présence enfin puisqu'aussi bien elle n'est nulle part engagée
et pour cause
bien sûr, les mises au point désobligeantes
ont été légion
je me suis fait croire que le dialogue était l'indice de l'évolution
et puis
voile déchiré
pour la première fois
je lui soumets une requête
(quelques images dans la ville)
d'une inspiration qui serait la mienne
j'aurais dû m'en douter
déjà ça m'était venu à l'esprit
- à toutes ses demandes je répondais oui :
je me faisais pomper
(comme d'hab)
compétences, virtuosité, souplesse
mais suis partageuse
j'aime l'émulation des réflexions collectives
mais là
oh putain
jusqu'à la dernière minute où elle avait besoin de moi
(il y a moins d'une demi-heure)
c'était encore d'accord
mais hier déjà elle m'avait vertement tancée
de lui avoir soumis
des idées
- reçues comme des ordres, non mais je rêve -
les mots qui me viennent sont de dépit
de scandale intime
d'être si déçue je peux en finir là
d'ailleurs je lui retire le projet des mains
et le confie à d'autres
elle y perdra ma confiance
et le reste
et maintenant qu'avec la self esteem
je retrouve le bon sens
je me dis : merde, une fois de plus, on a abusé de ma gentillesse
et je me suis écrasée par admiration, connexion sensible
reconnaissance d'abord
ça n'en finit pas ce cycle retors
ou alors si : ça finit maintenant
je solde les comptes
mais je sais que le dernier round n'est pas encore arrivé
certes il n'y a plus rien à négocier
mais j'inverse les rôles
on va voir ce qu'elle saura sauver
avant que la porte ne claque
comme en 2007 sur la blonde insatisfaite
incapable d'amitié
je me casse de cette ville d'échoués
toutes voiles dehors
et il y a une première grande fête pour les gonfler
avec d'autres
plus généreuses personnes
(ne soyons pas manichéenne)
et tant pis/tant mieux si la période où elle était là
où, à son contact exigeant (insatisfait),
sans concession,
j'ai avancé
je ne le lui dois pas
vendredi 11 mars 2011
La seule ombre c'est qu'au boulot j'attends que les heures passent, un Kosovar arrive on comprend vite, la guerre, sa famille décimée - ce drôle de quotidien où t'apprends ça et tu passes à la suite
même les réus je préfère, les dernières, je soulève les lièvres et je les regarde s'en accomoder
je rentre j'avais oublié le concert
je repars
le beau gosse au violon c'est lui qui naguère avait laissé les tous petits dessins sur la porte d'entrée
ils y sont encore
mais il a oublié
sa nuit ici
moi je n'y étais pas
dans la pénombre son expression de jouissance concentrée
ce truc des musiciens
cette sensualité
bientôt aussi grande fête dans cet endroit immense qui est chez moi
je m'en réjouis
et je regrette déjà
cette atmosphère haïe jusqu'à décider de partir
et comme toutes mes fêtes elle sera totale, joyeuse et mémorable
il faudra casser le dernier verre
de la série offerte à la dernière crémaillère
boucler la boucle
du mauvais œil en déroute
même les réus je préfère, les dernières, je soulève les lièvres et je les regarde s'en accomoder
je rentre j'avais oublié le concert
je repars
le beau gosse au violon c'est lui qui naguère avait laissé les tous petits dessins sur la porte d'entrée
ils y sont encore
mais il a oublié
sa nuit ici
moi je n'y étais pas
dans la pénombre son expression de jouissance concentrée
ce truc des musiciens
cette sensualité
bientôt aussi grande fête dans cet endroit immense qui est chez moi
je m'en réjouis
et je regrette déjà
cette atmosphère haïe jusqu'à décider de partir
et comme toutes mes fêtes elle sera totale, joyeuse et mémorable
il faudra casser le dernier verre
de la série offerte à la dernière crémaillère
boucler la boucle
du mauvais œil en déroute
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