Heureusement qu'il y a un ciel limpide où perdre le regard à la vitre du train - la fée mélancolie s'invite en passagère - les mots s'appliquent à épancher son jeu trouble et douceâtre. Un contrôleur perd l'équilibre, moqué par les confrères bourrus, diversion d'un sourire.
Juste un peu plus vivante certains matins comme ça.
Pensées.
vendredi 13 janvier 2012
mercredi 11 janvier 2012
Pécho 2012 : checked
un beau travail d'équipe, je m'apprête à écrire à la plus éloquente des copines
avec qui je projetais ça l'autre soir au bar
Y avait du oui
y avait du non
Je ne m'y étais pas trompée
intuition sur toute la ligne
ses hommages subtils au texte
ses intenses encouragements
son indécision même
et cette sincérité
excessive, à s'exposer, exigeant la pareille
alors, improbable et belle
surgit la sempiternelle question : estime, reconnaissance oui mais
que faire du corps ?
d'accorder au désir l'hommage qu'il requiert
c'était donner du jeu aux valeurs
non sans intelligence
on se découvre à peine mais on s'est éprouvés
la plume parfois impérieusement suscite l'intimité
(le style c'est le corps littéraire de l'auteur)
ce n'est pas une histoire faite pour la vie concrète
mais pour les mondes secrets
contingences suspendues
au corps à corps hâtif
élégant et fougueux
aux caresses frisson parfum
aux paroles inextinguibles
aux regards couleur lointain
aux récifs du soi-même heurtés dans l'intermède
aux peines dégoupillées
patiemment sans concession
à rebours des minutes qui aspirent vers un envol
encore un
(d'un transport l'autre)
à la nuit blanche voler ses flashes
peau douce lèvres mouillées sourire vraiment réjoui
la ritournelle émue des beautés saluées
l'homme debout dévêtu puissant et vulnérable
svelte délié impétueux
tu m'as écoutée attentivement
mais entends-tu les femmes ?
car tu ne t'es pas abandonné
au jeu du on-se-dit-tout c'est la carte handicap
tu es venu
encore une histoire tendre
hors champ
les ondes de douceur dans la zone des pensées
exhumée depuis lors des profondes solitudes
un beau travail d'équipe, je m'apprête à écrire à la plus éloquente des copines
avec qui je projetais ça l'autre soir au bar
Y avait du oui
y avait du non
Je ne m'y étais pas trompée
intuition sur toute la ligne
ses hommages subtils au texte
ses intenses encouragements
son indécision même
et cette sincérité
excessive, à s'exposer, exigeant la pareille
alors, improbable et belle
surgit la sempiternelle question : estime, reconnaissance oui mais
que faire du corps ?
d'accorder au désir l'hommage qu'il requiert
c'était donner du jeu aux valeurs
non sans intelligence
on se découvre à peine mais on s'est éprouvés
la plume parfois impérieusement suscite l'intimité
(le style c'est le corps littéraire de l'auteur)
ce n'est pas une histoire faite pour la vie concrète
mais pour les mondes secrets
contingences suspendues
au corps à corps hâtif
élégant et fougueux
aux caresses frisson parfum
aux paroles inextinguibles
aux regards couleur lointain
aux récifs du soi-même heurtés dans l'intermède
aux peines dégoupillées
patiemment sans concession
à rebours des minutes qui aspirent vers un envol
encore un
(d'un transport l'autre)
à la nuit blanche voler ses flashes
peau douce lèvres mouillées sourire vraiment réjoui
la ritournelle émue des beautés saluées
l'homme debout dévêtu puissant et vulnérable
svelte délié impétueux
tu m'as écoutée attentivement
mais entends-tu les femmes ?
car tu ne t'es pas abandonné
au jeu du on-se-dit-tout c'est la carte handicap
tu es venu
encore une histoire tendre
hors champ
les ondes de douceur dans la zone des pensées
exhumée depuis lors des profondes solitudes
samedi 7 janvier 2012
Le choix d'une distance, ou d'une pureté, que sais-je, d'une intégrité
en bordure du monde des contingences (contraintes, anxiétés, grands conforts)
et
de la vie d'observations
de jugements mutuels
qui alimente toute société
expose à plus de vie
à plus d'amour
à plus de solitude aussi
la grande aventure
no compromise
parfois on rencontre des alter ego
écorchés et compliqués
entre l'excès de méfiance et l'excès d'abandon
pourtant
de nouveau
j'y crois
bonne humeur revenue
truc de la vie en mouvement
merci
merci mes amis mélancoliques dont la générosité
dont le goût de la vie
combat
combat depuis des mois
et d'autres des années
chaque minute
la nuit
en bordure du monde des contingences (contraintes, anxiétés, grands conforts)
et
de la vie d'observations
de jugements mutuels
qui alimente toute société
expose à plus de vie
à plus d'amour
à plus de solitude aussi
la grande aventure
no compromise
parfois on rencontre des alter ego
écorchés et compliqués
entre l'excès de méfiance et l'excès d'abandon
pourtant
de nouveau
j'y crois
bonne humeur revenue
truc de la vie en mouvement
merci
merci mes amis mélancoliques dont la générosité
dont le goût de la vie
combat
combat depuis des mois
et d'autres des années
chaque minute
la nuit
samedi 24 décembre 2011
Un mois plus tard et même si je m'observe
avec circonspection
cette quiétude, ce temps qui passe
cette énergie
un peu vaine
tous ces trucs à faire
balader les parents dans paris aux lumières dans la foule
endiguer leurs tensions, leurs blocages, leur gentillesse
leur frustration tellement sophistiquée qu'elle leur dicte leurs certitudes crasses
endiguer leurs remarques débiles et leur enthousiasme juvénile
adulte devenue
revenir à soi
me sens prête
à nouveau
aux affrontements
comme/avec les autres
comme jung/fassbender si justement perçu chez cronenberg
le contrôle et l'abandon
ou : exposer l'ego
encore le grand bain
pour l'altérité, grande aventure
la seule qui vaille ?
non, je ne le crois plus
bref, à risquer le coup
à dire ok rien n'est parfait dans les perspectives
la conjoncture
mais c'est ça ou rien
et d'ici aux horizons d'idylle
il y a des chemins de traverse
pour le savoir : prends la route
pour l'instant rien, on ne se brade pas
je ne suis pas dupe des jeux bidons des soirées sans lendemain
la preuve : même les dragues engoncées et muettes ne sont pas sans conséquence
les vieux trucs surgissent - après mon départ, des drames en direct entre les hôtes
et ça n'en finit pas
il y a des milieux, franchement, quel manque de bon sens
comme dans les sous-couches chez Desplechin
ce soir pacifiquement
un conte de Noël premier degré pour une petite blonde
la trêve, sans enjeux
avec les vieux copains tout va bien
malgré les vacances d'antan
deux ans ont passé quand même
et s'il n'y avait pas
le vieux loup rancunier pour les piqûres de rappel
on n'y penserait même plus
tout ça va ensemble
je n'ai pas à expier indéfiniment des malaises du passé
les relations c'est vivant
j'ai encore un peu peur
mais
pour être retombée sur les vieux messages pas envoyés
je sais
que mes colères étaient légitimes
qu'au fond je tiens la barre
et qu'on se remet bien
des déceptions
(c'est pas une maladie)
Non je louperai pas le coche
Oui misons sur le grand retour du désir
(horizon deux mille douce)
avec circonspection
cette quiétude, ce temps qui passe
cette énergie
un peu vaine
tous ces trucs à faire
balader les parents dans paris aux lumières dans la foule
endiguer leurs tensions, leurs blocages, leur gentillesse
leur frustration tellement sophistiquée qu'elle leur dicte leurs certitudes crasses
endiguer leurs remarques débiles et leur enthousiasme juvénile
adulte devenue
revenir à soi
me sens prête
à nouveau
aux affrontements
comme/avec les autres
comme jung/fassbender si justement perçu chez cronenberg
le contrôle et l'abandon
ou : exposer l'ego
encore le grand bain
pour l'altérité, grande aventure
la seule qui vaille ?
non, je ne le crois plus
bref, à risquer le coup
à dire ok rien n'est parfait dans les perspectives
la conjoncture
mais c'est ça ou rien
et d'ici aux horizons d'idylle
il y a des chemins de traverse
pour le savoir : prends la route
pour l'instant rien, on ne se brade pas
je ne suis pas dupe des jeux bidons des soirées sans lendemain
la preuve : même les dragues engoncées et muettes ne sont pas sans conséquence
les vieux trucs surgissent - après mon départ, des drames en direct entre les hôtes
et ça n'en finit pas
il y a des milieux, franchement, quel manque de bon sens
comme dans les sous-couches chez Desplechin
ce soir pacifiquement
un conte de Noël premier degré pour une petite blonde
la trêve, sans enjeux
avec les vieux copains tout va bien
malgré les vacances d'antan
deux ans ont passé quand même
et s'il n'y avait pas
le vieux loup rancunier pour les piqûres de rappel
on n'y penserait même plus
tout ça va ensemble
je n'ai pas à expier indéfiniment des malaises du passé
les relations c'est vivant
j'ai encore un peu peur
mais
pour être retombée sur les vieux messages pas envoyés
je sais
que mes colères étaient légitimes
qu'au fond je tiens la barre
et qu'on se remet bien
des déceptions
(c'est pas une maladie)
Non je louperai pas le coche
Oui misons sur le grand retour du désir
(horizon deux mille douce)
jeudi 24 novembre 2011
La journée file comme
un épisode de Bref
la couleur du jour m'importe peu
dingue
une heure avant yoga
le muscle encore meurtri comme le signe de
je ne sais quoi
de :
arrête de courir ?
je ne sais plus draguer
ou bien :
je ne crois plus que ça ait cours ce truc-là
au moment où je m'en aperçois c'est que
suis de nouveau apte au jeu
rien de plus
dissocier les peut-être des toujours
en pleine nuit avant-hier
request d'inconnu aux lèvres douces
dont je crois qu'il est pris
et/ou qu'il est curieux de ce que j'ai écrit
et sans doute c'est vrai
ce matin
un message dans la boîte de l'écrivain très beau
celui qui est en marge des courses du métro
et qui sait parler aux gens
très simplement
à ceux qui ne sont pas de mon monde
pourtant je me souviens d'une ou deux scènes
on rêve tous de ces trucs parfois
tandis qu'il isole du bordel de mon texte
ces phrases que j'aime aussi
celles de l'échappée belle
peut-être qu'on se berce un peu de mots
ne sais pas si suis flattée
ou s'il y a du jeu
ou juste une sincérité
un truc qui confine à la candeur
à laquelle je ne prétends plus croire
et pourtant
je rêve encore de files inverses
et de contrecourant
et de ma soeur à qui je dis : laisse-moi tranquille
elle que je n'ai pas vue depuis
depuis bientôt deux ans
laisse-moi tranquille
au fond
la course
ça veut rien dire
alors oui
le texte et les valeurs
et les accords intérieurs
bel écrivain, nous savons bien
que rien n'est tellement déterminant
au jeu des apparences
certes
alors pourquoi cette impatience
à ranger les échanges dans des catégories genre magazine de meuf ?
- oh les trajectoires indécises
je m'y résous sans les aimer
et comme en politique
je me fais croire encore que les discours
puissent façonner
une réalité -
(tenez-vous un blog secret ?)
mardi 18 octobre 2011
Je n'allais jamais sur la boîte sauf ce soir
ça compense un déficit de réel, c'est bien tout ça
à croire que je me complais dans l'intermède solitaire
dans l'interstice frileux (me traîne une grippe molle, mais persistante, depuis des semaines, effet Frigor-sur-Seine)
ce matin râleuse des aiguillages embrouillés qui retardent les michelines
je me lève et pivote
quand une improbable voix
(gare du nord, jamais ça arrive)
m'interpelle
et c'est lui
comme dans une pub pour le café qu'il tient d'une main
quelle classe
ce jeune homme qui déjà il y a un mois avait commencé par une voix
et qui à l'observation rapide s'est révélé charmant
et qui à la conversation s'est révélé séduisant et même au-delà
- et qui à la curiosité s'est révélé casé
avec une tueuse intellectuelle
alors bon tant pis
sauf que le hasard et le boulot nous offrent des occases
de discuter et de prolonger les regards
j'ai beau me raisonner il se passe un truc
et merde
je prends le temps de m'expliquer que surtout il n'y a rien à faire
qu'on peut être touché mais que la vie choisie déséquilibre la partie
en ma défaveur à coup sûr
et que c'est pas mon genre de jouer la boule dans le jeu de quilles
alors
encore
un effort
pour passer mon chemin
même si bien sûr c'est pas désagréable
je crains un peu de chavirer
je crains d'y perdre ma chèrement conquise disponibilité
et puis soudain la vanne rouverte sur la béance d'un fonds de tristesse
(merde pourquoi pas moi enfin, là)
oh ses tempes grisonnant à peine
et l'élégance de sa diction au léger cheveu sensuel
l'évidence de son intelligence,
libre-penseur aspirant aux constructions
j'en oublie même
qu'il a le doux prénom de l'ex
- l'immature tant aimé
Or si j'avais voulu d'une voie sans issue
j'aurais aussi pu
prolonger ad vitam cette histoire du passé
ou celle d'avant
ou celles d'après
bref c'est un leurre encore
et j'en ai assez assez
que tout ce qui me reste d'intimité
ressemble à un jeu d'évitement
ça compense un déficit de réel, c'est bien tout ça
à croire que je me complais dans l'intermède solitaire
dans l'interstice frileux (me traîne une grippe molle, mais persistante, depuis des semaines, effet Frigor-sur-Seine)
ce matin râleuse des aiguillages embrouillés qui retardent les michelines
je me lève et pivote
quand une improbable voix
(gare du nord, jamais ça arrive)
m'interpelle
et c'est lui
comme dans une pub pour le café qu'il tient d'une main
quelle classe
ce jeune homme qui déjà il y a un mois avait commencé par une voix
et qui à l'observation rapide s'est révélé charmant
et qui à la conversation s'est révélé séduisant et même au-delà
- et qui à la curiosité s'est révélé casé
avec une tueuse intellectuelle
alors bon tant pis
sauf que le hasard et le boulot nous offrent des occases
de discuter et de prolonger les regards
j'ai beau me raisonner il se passe un truc
et merde
je prends le temps de m'expliquer que surtout il n'y a rien à faire
qu'on peut être touché mais que la vie choisie déséquilibre la partie
en ma défaveur à coup sûr
et que c'est pas mon genre de jouer la boule dans le jeu de quilles
alors
encore
un effort
pour passer mon chemin
même si bien sûr c'est pas désagréable
je crains un peu de chavirer
je crains d'y perdre ma chèrement conquise disponibilité
et puis soudain la vanne rouverte sur la béance d'un fonds de tristesse
(merde pourquoi pas moi enfin, là)
oh ses tempes grisonnant à peine
et l'élégance de sa diction au léger cheveu sensuel
l'évidence de son intelligence,
libre-penseur aspirant aux constructions
j'en oublie même
qu'il a le doux prénom de l'ex
- l'immature tant aimé
Or si j'avais voulu d'une voie sans issue
j'aurais aussi pu
prolonger ad vitam cette histoire du passé
ou celle d'avant
ou celles d'après
bref c'est un leurre encore
et j'en ai assez assez
que tout ce qui me reste d'intimité
ressemble à un jeu d'évitement
mercredi 5 octobre 2011
Chai pas, un brin de blues
pas les grandes eaux, non
juste un ressac de l'enthousiasme
lundi haut de la vague - mais c'était peut-être la fièvre, je couve un truc
juste après s'infiltre le doute
faut dire je m'étais enfin retrouvée
impatiente et consciente
consciente-altière
de comment tourne tout ça
parce qu'à un moment portée par l'énergie confiante
de ceux à qui passer la main
bon voilà, aujourd'hui c'est moins ça
un truc très normal de job
le temps de faire les réglages
et puis toujours un peu d'essoufflement
au manque de répondant
soudain se dire : en fait je me trompe
en fait cette poésie qui m'habite
ne touche pas vraiment
ou bien : c'est maladroit
ou bien : c'est trop complexe
après je me raisonne : sagacité, phénomènes perceptibles
et rappel des reconnaissances sincères
et puis aussi
ceux du silence
auprès de qui s'écoule la prose sans mot dire
si ça a tant d'importance
le verbe
c'est que l'assurance me donne des ailes
du sourire et de l'aisance
me dispose aux connivences
avec vous qui m'échappez
avec vous tous dont je suis isolée
avec le vous hypothétique dont j'oserais à nouveau
affronter l'intimité
des années que je crois faire fausse route
et comme les cinglés mes artistes
mes pairs fragiles désobligeants
je jette ma bouteille à la mer
le cri reclus sous le verre
alors que je suis comme toi
toi là,
ou toi
et qu'il suffirait de s'abandonner à l'indulgence
colère tristesse peur digérées
au lieu de bouteilles creuses que les vagues dissolvent
et que le sel erode
pas les grandes eaux, non
juste un ressac de l'enthousiasme
lundi haut de la vague - mais c'était peut-être la fièvre, je couve un truc
juste après s'infiltre le doute
faut dire je m'étais enfin retrouvée
impatiente et consciente
consciente-altière
de comment tourne tout ça
parce qu'à un moment portée par l'énergie confiante
de ceux à qui passer la main
bon voilà, aujourd'hui c'est moins ça
un truc très normal de job
le temps de faire les réglages
et puis toujours un peu d'essoufflement
au manque de répondant
soudain se dire : en fait je me trompe
en fait cette poésie qui m'habite
ne touche pas vraiment
ou bien : c'est maladroit
ou bien : c'est trop complexe
après je me raisonne : sagacité, phénomènes perceptibles
et rappel des reconnaissances sincères
et puis aussi
ceux du silence
auprès de qui s'écoule la prose sans mot dire
si ça a tant d'importance
le verbe
c'est que l'assurance me donne des ailes
du sourire et de l'aisance
me dispose aux connivences
avec vous qui m'échappez
avec vous tous dont je suis isolée
avec le vous hypothétique dont j'oserais à nouveau
affronter l'intimité
des années que je crois faire fausse route
et comme les cinglés mes artistes
mes pairs fragiles désobligeants
je jette ma bouteille à la mer
le cri reclus sous le verre
alors que je suis comme toi
toi là,
ou toi
et qu'il suffirait de s'abandonner à l'indulgence
colère tristesse peur digérées
au lieu de bouteilles creuses que les vagues dissolvent
et que le sel erode
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