Gravité voix de l'âme j'ai le sang qui bouillonne
La présence sans lumière
inerte
dérobée
le corps en vie à terre
bourdonne
en silence
je te suis diffractée
main tendue vers mon ombre
mon prochain
tout ce qui nous entoure
la formation du corps
l'histoire du corps
non pas seul
en tension
goutte à goutte fragmentée
dans ton trouble reflet
une flaque un océan
ou des rues inondées
je traverse
suspendue
aux nuées
un autre territoire
ton sentier escarpé
l'atmosphère chargée d'eau
qui m'égare vers toi
où végéter encore
en cellules palpitantes
aspirées
ondoyantes
circulaires
je ne suis plus qu'un corps
à Hanoï ou ici
fondue dans le décor
un instant une naissance
on peut mourir ici
surplombé par une ombre
l'ennui noyé
l'espoir
une fuite ou un essor
une chute
si longue qu'on dirait
une tension, un effort
sans boussole
non sans désir
de vaciller encore
de s'y faire croire
de se bercer d'espoir
d'enfance
ou d'avenir
ou de présence intense
d'étrangeté
de substance
sans tête
hémisphère inversé
le temps coule à rebours
à l'opposé du globe
je pourrais être ailleurs
mais clouée, fascinée
je te regarde perdre tes traits
dissous dans l'eau stagnante
où vibre la peau moirée
qui sinue à peine
reptilienne
me renvoie à moi-même
à ma discontinuité
à mon incohérence
épuisée
de fantasmes
d'amours invisibles
échappés
étreints dans un écran
projetés au bout du monde
ou maintenus au sol
sans illusion
sans aucun poids
sans histoire
vais-je encore m'abandonner ?
et suis-je encore vivante ?
mercredi 15 janvier 2014
mardi 3 septembre 2013
Je suis exsangue.
Comme une blancheur de l'âme. Me retrouve dans la zone, ce n'est plus la dead zone, c'est la zone sans espoir. Sans désespoir peut-être, pas non plus. Zone instable.
On tâche de s'accrocher au présent et presque c'est peine perdue.
Juillet territoire affectif écroulé, raccrochée aux branches, avec les amis ça ira, obligée. La mer le mémoire, actualisation permanente. Mais en même temps le petit film qui se jouait sans s'arrêter. "Peut-être". "Peut-être" c'est oui
Chaque matin je me réveillais, d'une tristesse. Rien n'y croyait en moi.
Ensuite ça s'est estompé, et là les jours sont raides mais les nuits, les réveils, reposée.
Hier le tremblement, fragilité, failli me briser.
Hier soir - découvert ce matin - enfin un mot dans la boîte. Deux jours dans le vide, mais la Suède tu vois. silence radio tout l'été. Et là en mode pas le temps mais je te fais signe quand je sais.
Un seul minuscule bout de verre mais je suis.
Obligée de tisser autour de ça. Un grain de sable une perle.
Aucune illusion, rationnellement. Et même sale con, ta lâcheté. Mais s'il n'y a pas ça, vide total.
Après les belles paroles, et les lettres "et si ?..."
"besoin de partager"
"trouble"
"te connaître"
"ta beauté"
" importance que nous accordons à"
"je ne m'inquiète pas pour"
"peut-être"
comment
comment
comment
je pourrais complètement m'en foutre
tout analysé,
sa fin du monde à lui
projection
instrumentalisation
transition
et moi le doigt dans l'engrenage
parce que
recommencer
d'essayer
pas passer à côté de
la vie
ok et là
j'ai sorti le grand jeu
c'était beau
du soleil sur la Butte
après un suicide
bouleversée je veux vivre
mais maintenant
tout - encore - à l'avenant
la vie devant nous tu sais
essayons
mais c'est terrible
on ne dit pas ça à quelqu'un qui fuit
quelqu'un qui fuit on n'en veut pas
mais alors pourquoi encore
suis-je prise aux filets
de ses mots trépassés
du souvenir ténu déjà à moitié disparu
des étreintes
une semaine, quelques mois
qu'il a zappés comme nuls et non
lui venu me chercher et moi retournée
comme sa diversion
le miroir encore vif de défuntes illusions
puis
c'était vraiment moi, pas l'autre
celle qui part
et moi je suis nouvelle
trop dispo pour Narcisse blessé
suis-je si maso
est-ce le fantasme impossible à lâcher
l'amour le prince le film la maison peuplée partagée
conflit
je me bats
plutôt ailleurs quelqu'un d'autre une autre fois
plutôt l'indépendance tant pis qui m'aime me suive des courageux y en a
mais il me faut
pour survivre
m'assurer que les liens perdurent
que les relations comptent
que l'intimité partagée n'est pas vouée
à la vacuité
au néant
sinon c'est comme mourir
mourir effarée
il faut que j'aie compté
quelle émotion j'y ai mise
que toi non
l'identité en jeu
pas faute d'avoir tenu des caps
avoir raison gardé
toujours entièrement jetée
la sauveuse exposée
sirène muette
et tuée
Comme une blancheur de l'âme. Me retrouve dans la zone, ce n'est plus la dead zone, c'est la zone sans espoir. Sans désespoir peut-être, pas non plus. Zone instable.
On tâche de s'accrocher au présent et presque c'est peine perdue.
Juillet territoire affectif écroulé, raccrochée aux branches, avec les amis ça ira, obligée. La mer le mémoire, actualisation permanente. Mais en même temps le petit film qui se jouait sans s'arrêter. "Peut-être". "Peut-être" c'est oui
Chaque matin je me réveillais, d'une tristesse. Rien n'y croyait en moi.
Ensuite ça s'est estompé, et là les jours sont raides mais les nuits, les réveils, reposée.
Hier le tremblement, fragilité, failli me briser.
Hier soir - découvert ce matin - enfin un mot dans la boîte. Deux jours dans le vide, mais la Suède tu vois. silence radio tout l'été. Et là en mode pas le temps mais je te fais signe quand je sais.
Un seul minuscule bout de verre mais je suis.
Obligée de tisser autour de ça. Un grain de sable une perle.
Aucune illusion, rationnellement. Et même sale con, ta lâcheté. Mais s'il n'y a pas ça, vide total.
Après les belles paroles, et les lettres "et si ?..."
"besoin de partager"
"trouble"
"te connaître"
"ta beauté"
" importance que nous accordons à"
"je ne m'inquiète pas pour"
"peut-être"
comment
comment
comment
je pourrais complètement m'en foutre
tout analysé,
sa fin du monde à lui
projection
instrumentalisation
transition
et moi le doigt dans l'engrenage
parce que
recommencer
d'essayer
pas passer à côté de
la vie
ok et là
j'ai sorti le grand jeu
c'était beau
du soleil sur la Butte
après un suicide
bouleversée je veux vivre
mais maintenant
tout - encore - à l'avenant
la vie devant nous tu sais
essayons
mais c'est terrible
on ne dit pas ça à quelqu'un qui fuit
quelqu'un qui fuit on n'en veut pas
mais alors pourquoi encore
suis-je prise aux filets
de ses mots trépassés
du souvenir ténu déjà à moitié disparu
des étreintes
une semaine, quelques mois
qu'il a zappés comme nuls et non
lui venu me chercher et moi retournée
comme sa diversion
le miroir encore vif de défuntes illusions
puis
c'était vraiment moi, pas l'autre
celle qui part
et moi je suis nouvelle
trop dispo pour Narcisse blessé
suis-je si maso
est-ce le fantasme impossible à lâcher
l'amour le prince le film la maison peuplée partagée
conflit
je me bats
plutôt ailleurs quelqu'un d'autre une autre fois
plutôt l'indépendance tant pis qui m'aime me suive des courageux y en a
mais il me faut
pour survivre
m'assurer que les liens perdurent
que les relations comptent
que l'intimité partagée n'est pas vouée
à la vacuité
au néant
sinon c'est comme mourir
mourir effarée
il faut que j'aie compté
quelle émotion j'y ai mise
que toi non
l'identité en jeu
pas faute d'avoir tenu des caps
avoir raison gardé
toujours entièrement jetée
la sauveuse exposée
sirène muette
et tuée
mardi 17 juillet 2012
Le ciel est nettoyé si bien qu'on se croirait presque en été.
Mais c'est trop tard, le corps bousculé
L'impression d'avoir traversé une tempête, juste une cuite, un week end, une averse incessante à brouiller le canal
les cheveux
le cerveau
tous les muscles
et les espoirs sans doute
ça ne fait rien
la nuit je ne dors pas joyeuse comme une gamine
pourtant il n'y a rien que des soirées parisiennes
comme dans un tube ringard de 98
soirées parisiennes sans lendemain sauf de cuite
perspectives débandantes de mecs casés instables mais dispos
compliqués
mégalos
intéressants
et courtisés bien sûr
j'ai trouvé la parade qui consiste à ne rien faire sauf tchatcher
moqueuse
joueuse
je mets les voiles
agencer l'échiquier
cap sur le Sud
la nuit je rêve de fenêtres ouvertes sur la mer
rêve réalité une poignée de jours
je me suis remise à la tâche
il y a ça aussi
évidemment ça chavire tout
j'ai beau faire semblant de rien
du pain sur la planche et le coeur sur la table
un tout petit mois et comme ici on ne s'ennuie pas assez
les jours sont courts
divertissement
je rêve de fenêtres ouvertes sur l'abîme
car je sais bien
réclusion nécessaire
qu'importent les chroniques les bluettes
il faut parler de ce qui se trame
des coulisses de la bagatelle
libertinage séduc jonglage narcisse plaisir
cette vaste mascarade
Mais c'est trop tard, le corps bousculé
L'impression d'avoir traversé une tempête, juste une cuite, un week end, une averse incessante à brouiller le canal
les cheveux
le cerveau
tous les muscles
et les espoirs sans doute
ça ne fait rien
la nuit je ne dors pas joyeuse comme une gamine
pourtant il n'y a rien que des soirées parisiennes
comme dans un tube ringard de 98
soirées parisiennes sans lendemain sauf de cuite
perspectives débandantes de mecs casés instables mais dispos
compliqués
mégalos
intéressants
et courtisés bien sûr
j'ai trouvé la parade qui consiste à ne rien faire sauf tchatcher
moqueuse
joueuse
je mets les voiles
agencer l'échiquier
cap sur le Sud
la nuit je rêve de fenêtres ouvertes sur la mer
rêve réalité une poignée de jours
je me suis remise à la tâche
il y a ça aussi
évidemment ça chavire tout
j'ai beau faire semblant de rien
du pain sur la planche et le coeur sur la table
un tout petit mois et comme ici on ne s'ennuie pas assez
les jours sont courts
divertissement
je rêve de fenêtres ouvertes sur l'abîme
car je sais bien
réclusion nécessaire
qu'importent les chroniques les bluettes
il faut parler de ce qui se trame
des coulisses de la bagatelle
libertinage séduc jonglage narcisse plaisir
cette vaste mascarade
lundi 26 mars 2012
Il y a des jours comme ça
où malgré les combats
accablée
ma jupe se déchire
c'est comme une ancienne peau qu'on me retire
je pleure au cinéma
même pas au moment où
ma cousine a une fille
aujourd'hui
il y a deux jours j'ai éconduit
l'ultime soupirant
jamais de faux semblants
et celui que j'appelais l'immature
commodément pour m'en défaire
me réécrit après un grand silence
un long message où il parle d'un rêve
j'y apparais au loin
moi j'ai rêvé d'une fête, une bicoque au Chili
un séducteur un peu macho m'entraînait à part
me volait un baiser avant de décamper
à l'insu des amis
- lesquels, ceux du rêve, je ne sais plus
parmi ceux d'aujourd'hui il y a celle qui
dit des choses qui me touchent et me blessent et me révèlent peut-être
elle dit que c'est étrange, ma distance aux affects
or c'est faux
mais c'est vrai aussi
et comment je peux faire
avec tous ces sens interdits
tourner en rond des plombes
jusqu'au moment où
clouée d'inanité intime
je n'ai plus le choix
les sentiments tapis remontent
du fond intime sans âge
on s'agite, on remonte le courant
rien à faire, l'histoire intérieure prend un de ces temps
fait fi des impatiences
et m'éclate brièvement au visage
bulle d'huile brûlante
après je me remets à croire
optimisme foncier
cheminement solitaire, mais ça va pas durer
c'est pas l'inanité
J'interprète l'étape
(ce qui s'écrit existe)
et mon ancien amour
vivant m'habite encore
m'apprend qu'il a passé du temps auprès de moi
d'avoir lu toutes mes pages
ému d'y reconnaître
un trait
un paysage
Il y a des jours comme ça
où malgré les combats
accablée
ma jupe se déchire
c'est comme une ancienne peau qu'on me retire
je pleure au cinéma
même pas au moment où
ma cousine a une fille
aujourd'hui
il y a deux jours j'ai éconduit
l'ultime soupirant
jamais de jeux de faux semblants
or celui que j'appelais l'immature
commodément pour m'en défaire
me réécrit après un grand silence
un long message où il parle d'un rêve
j'y apparais au loin
moi j'ai rêvé d'une fête, une bicoque au Chili
un séducteur un peu macho m'entraînait à part
me volait un baiser avant de décamper
à l'insu des amis
- lesquels, ceux du rêve, je ne sais plus
parmi ceux d'aujourd'hui il y a celle qui
dit des choses qui me touchent et me blessent et me révèlent peut-être
elle dit que c'est étrange, ma distance aux affects
or c'est faux
mais c'est vrai aussi
et comment je peux faire
avec tous ces sens interdits
tourner en rond des plombes
jusqu'au moment où
clouée d'inanité intime
je n'ai plus le choix
les sentiments tapis remontent
du fonds intime sans âge
on s'agite, on remonte le courant
rien à faire, l'histoire intérieure prend un de ces temps
fait fi des impatiences
et m'éclate brièvement au visage
bulle d'huile brûlante
après je me remets à croire
optimisme foncier
cheminement solitaire, mais ça va pas durer
c'est pas l'inanité
J'interprète l'étape
ce qui s'écrit existe
et mon ancien amour
vivant m'habite encore
m'apprend qu'il a passé du temps auprès de moi
d'avoir lu toutes mes pages
ému d'y reconnaître
un trait
un paysage
mercredi 25 janvier 2012
Je me suis trompée.
Séduite par un mec bien. Un homme loyal et sincère.
Bonne nouvelle dîtes donc.
Certes, puisqu'il y a de l'écoute, du respect, de l'attention, de l'estime, de l'affection.
Mais rien de possible pour cette même raison.
j'ai besoin d'aller au bout de mon engagement, il dit ça comme ça
c'est une formule particulière
qui n'est ni un mensonge ni une promesse ni un programme
c'est une posture et des valeurs
pour la tierce c'est dur
y gagner un intime et y perdre un espoir
composer avec les inclinations
le chemin qu'on emprunte est exigent mais je le connais
je te préviens, maintenant tu comptes pour moi
j'ai balancé
moi aussi tu comptes pour moi
- l'émotion a flotté un instant
au rez de son regard baissé
vaincue
par la force des choses
à m'avouer vulnérable
je laisse la main à Dame Fortune
et une ode aux belles âmes
Séduite par un mec bien. Un homme loyal et sincère.
Bonne nouvelle dîtes donc.
Certes, puisqu'il y a de l'écoute, du respect, de l'attention, de l'estime, de l'affection.
Mais rien de possible pour cette même raison.
j'ai besoin d'aller au bout de mon engagement, il dit ça comme ça
c'est une formule particulière
qui n'est ni un mensonge ni une promesse ni un programme
c'est une posture et des valeurs
pour la tierce c'est dur
y gagner un intime et y perdre un espoir
composer avec les inclinations
le chemin qu'on emprunte est exigent mais je le connais
je te préviens, maintenant tu comptes pour moi
j'ai balancé
moi aussi tu comptes pour moi
- l'émotion a flotté un instant
au rez de son regard baissé
vaincue
par la force des choses
à m'avouer vulnérable
je laisse la main à Dame Fortune
et une ode aux belles âmes
vendredi 20 janvier 2012
Humeur douce et presque égale
j'étais désaccordée, recaler l'harmonie
tout n'est pas résolu, mais je sais où j'en suis
il y a de la perspective
dans mon champ
fallait régler l'optique
retrouver la profondeur
savoir que je peux dire : je suis séduite
c'est-à-dire dépossédée
me ramène à moi-même
au jeu des paradoxes
et de l'épreuve du feu
et suis pas la seule embarquée
alors
faut voir ce que ça raconte
ce matin on me dit : "la vie ne prévient pas"
épuisées les conjectures
il ne reste que ça
j'étais désaccordée, recaler l'harmonie
tout n'est pas résolu, mais je sais où j'en suis
il y a de la perspective
dans mon champ
fallait régler l'optique
retrouver la profondeur
savoir que je peux dire : je suis séduite
c'est-à-dire dépossédée
me ramène à moi-même
au jeu des paradoxes
et de l'épreuve du feu
et suis pas la seule embarquée
alors
faut voir ce que ça raconte
ce matin on me dit : "la vie ne prévient pas"
épuisées les conjectures
il ne reste que ça
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