Flegmatique amusée volubile
comme d'hab
dans les soirées en ville
avec la distance requise car je mesure les enjeux
les sensibilités
moi j'arrive mais j'ai mon entre-deux de repli
manœuvre concertée
depuis toutes ces années
être de tous les mondes c'est un truc pour jongler
esquiver
jusqu'à finalement, l'agacement réel
de l'annonce - une ligne dans un mail -
qui confirme
toutes les mises en garde :
vous n'irez pas à I. mademoiselle
(qui de plus légitime ? Personne, on juste trouvé plus glam, plus bling, plus waouh - d'un autre domaine de compétences, mais tellement plus en vue)
alors c'est donc bien que : la barque de la pensée prend l'eau de toutes parts
et que l'expérience est franchement secondaire
l'analyse c'est bon pour les revues vieille France et les universitaires
j'ai tous les outils en main pour analyser le phénomène
un Que sais-je, du recul :
ah ah, mouvement global d'acculturation !
or l'agacement perdure
aiguise
la perception des réseaux d'intérêt conformiste et narcissique
cela pourrait s'écrire je me dis
quand soudain ça me revient
c'est déjà consigné mot à mot
dans tous les exemplaires d'un volume sur mesure :
chaque moment confirme la règle
d'un jeu tellement suranné que je l'avais prédit (ou décodé, c'est pareil)
le balancier opère au quotidien
à l'élan passager succède une légère lassitude
au fond, tout ça, à quoi bon ?
Sinon que j'adhère à l'idée
des représentations structurantes
ou : la fiction modèle la politique
ou : on se choisit un mythe
et dans ce monde on vit -
ne restons pas passifs
n'en soyons pas farcis
secouer les carcans
ça commence par le cerveau
et quand même on est de la même eau
dans les sempiternelles affaires de société
jeudi 8 septembre 2011
jeudi 11 août 2011
Comme un mec
Ainsi que je crois vivre, brièvement ces quelques jours
Parce que je vois personne
et j'ai même pas envie
et le contraire d'hyperactive pour une fois
juste rien
dormir
lire le journal en terrasse
- peut-être la transition qui se digère, trois ans d'amertume, les trucs qu'on a fait resurgir sur un chemin douanier avec la sœur d'élection qui tout ce temps-là s'est planquée, comme si c'était légitime, comme si c'était avouable, comme si c'était autre chose qu'une faiblesse de l'âme -
- peut-être la rentrée qui se prépare -
the right time at the right place, on me dit
ça reste un peu abstrait
j'ai beau annoncer les trucs en ligne, le docu le roman, tout ça
j'arrive pas non plus à préparer les trucs du vrai boulot
le trac et la paresse
pas sûre d'y arriver, genre un peu l'imposture
mais bon je sais aussi que tout ça se bricole
sur le terrain
pour l'instant c'est le suspens
d'aucuns ont prétendu que paris l'été c'est le pied
mais franchement y a rien
ett, intacte, grossissante, une foule à tomber dans les pommes ou à tuer tout le monde
au goulot de la 4 à gare du nord
peut-être pour ça
pas bouger
se limiter à quelques mètres carré
c'est bizarre quand même
ou alors c'est un laps de repos
après tout ce temps à courir avec l'impression du sur place
mais qu'à cela ne tienne
il faut repeindre ces murs
et balancer une lecture
bon voilà
y a des affaires en cours
on va pas s'inquiéter d'être tranquille non plus
Parce que je vois personne
et j'ai même pas envie
et le contraire d'hyperactive pour une fois
juste rien
dormir
lire le journal en terrasse
- peut-être la transition qui se digère, trois ans d'amertume, les trucs qu'on a fait resurgir sur un chemin douanier avec la sœur d'élection qui tout ce temps-là s'est planquée, comme si c'était légitime, comme si c'était avouable, comme si c'était autre chose qu'une faiblesse de l'âme -
- peut-être la rentrée qui se prépare -
the right time at the right place, on me dit
ça reste un peu abstrait
j'ai beau annoncer les trucs en ligne, le docu le roman, tout ça
j'arrive pas non plus à préparer les trucs du vrai boulot
le trac et la paresse
pas sûre d'y arriver, genre un peu l'imposture
mais bon je sais aussi que tout ça se bricole
sur le terrain
pour l'instant c'est le suspens
d'aucuns ont prétendu que paris l'été c'est le pied
mais franchement y a rien
ett, intacte, grossissante, une foule à tomber dans les pommes ou à tuer tout le monde
au goulot de la 4 à gare du nord
peut-être pour ça
pas bouger
se limiter à quelques mètres carré
c'est bizarre quand même
ou alors c'est un laps de repos
après tout ce temps à courir avec l'impression du sur place
mais qu'à cela ne tienne
il faut repeindre ces murs
et balancer une lecture
bon voilà
y a des affaires en cours
on va pas s'inquiéter d'être tranquille non plus
jeudi 14 juillet 2011
Conclusions :
1/ ils finissent tous par se repointer, même des années après (quand c'est sans danger), tous.
2/ Pour le goût de reviens-y, aucun scrupule : toutes les techniques sont bonnes. Générosité zéro.
3/ oui mais... les no-life, c'est vraiment pas sexy
4/ conclu des conclus : tel est le deal, une dose d'immoralité, une dose de tendresse, ne pas se brader, ni ses principes non plus ; et les mains dans le cambouis.
Idem pour le contraire, briguer l'aplomb et l'intelligence contre la distance.
(Toujours un truc de la mesure qu'on ajuste.)
Le chevalier de province appelait ça ma réactivité.
Je postule que c'est plus fort que l'inertie.
Donc je m'annonce gagnante de la guerre froide avec le vieux loup, puisque je ne guerroie pas.
1/ ils finissent tous par se repointer, même des années après (quand c'est sans danger), tous.
2/ Pour le goût de reviens-y, aucun scrupule : toutes les techniques sont bonnes. Générosité zéro.
3/ oui mais... les no-life, c'est vraiment pas sexy
4/ conclu des conclus : tel est le deal, une dose d'immoralité, une dose de tendresse, ne pas se brader, ni ses principes non plus ; et les mains dans le cambouis.
Idem pour le contraire, briguer l'aplomb et l'intelligence contre la distance.
(Toujours un truc de la mesure qu'on ajuste.)
Le chevalier de province appelait ça ma réactivité.
Je postule que c'est plus fort que l'inertie.
Donc je m'annonce gagnante de la guerre froide avec le vieux loup, puisque je ne guerroie pas.
Parmi les manières de célébrer la fêt. nat.
franchement, celle-là je ne l'imaginais pas
en pétard pour commencer à cause du vieux loup qui pour la troisième fois de la semaine
me tient loin de sa tanière et de sa meute
que je vive ici n'y change rien
il m'évite et divise les amis
putain l'ambiance
j'opte pour l'option montmartroise
tant pis pour l'ancien amant revenu des îles
tant d'années ont passé
une de plus ou de moins
il choisit son clan
froideur et champagne et bons mots avec l'autre bout de la bande à la butte
bousculades et fatigue
à deux heures c'est plié
13 juillet validé
quand au milieu de la nuit
appel alcoolisé
c'est l'ex des îles
il débarque
pas le temps de bien capter que déjà je fais le café
bien sûr
c'est qu'il n'a pas où dormir
bien sûr
c'est qu'il avait sincèrement envie de me voir
et bien sûr
qu'une petite célib
(et les ex c'est sexy)
dans la semaine de break conjugal + 2 rejetons
ça fait envie
alors franchement je ne sais pas comment
on parle une heure café bière clope
je ne vais pas le foutre dehors
j'arrive à croire que juste dormir c'est possible
bien sûr
on dort pas
mais je résiste
au cœur qui bat
à l'appel du ventre
parce que je connais trop les revers
amers
parce que la partie serait trop facile, mec
au bout de cinq ans
je t'aime bien mais je n'ai pas oublié
et parce que les triangulations de merde
bof
on parle
on rit
il se blottit
ah le monde étrange des hommes
on dort
bien sûr
le corps profite de la somnolence
à un moment c'est trop tard
fantasme et fatigue et la chair
et puis le plastique résout toutes les contradictions
coupe
tes velléités
alors le jour est suffisamment installé pour que
ce soit l'heure des croissants
apparition sitôt repartie qu'infiltrée
visite nocturne
je ne m'en veux pas de ma tolérance
excessive
c'est comme une parenthèse
et puis
alors que depuis longtemps entre toi et moi pourtant
tout est résolu
cette nuit j'ai repris la main
sur toi, romantique pervers qui prétends
que c'était une question d'instants
et que ç'aurait pu être moi
c'est flatteur
mais je ne regrette pas
et total respect pour celle qui s'est affirmée face à toi
dans la foulée dans deux heures
un verre entre inconnus
disons que pour une fois l'adaptation
a des allures de fusée
franchement, celle-là je ne l'imaginais pas
en pétard pour commencer à cause du vieux loup qui pour la troisième fois de la semaine
me tient loin de sa tanière et de sa meute
que je vive ici n'y change rien
il m'évite et divise les amis
putain l'ambiance
j'opte pour l'option montmartroise
tant pis pour l'ancien amant revenu des îles
tant d'années ont passé
une de plus ou de moins
il choisit son clan
froideur et champagne et bons mots avec l'autre bout de la bande à la butte
bousculades et fatigue
à deux heures c'est plié
13 juillet validé
quand au milieu de la nuit
appel alcoolisé
c'est l'ex des îles
il débarque
pas le temps de bien capter que déjà je fais le café
bien sûr
c'est qu'il n'a pas où dormir
bien sûr
c'est qu'il avait sincèrement envie de me voir
et bien sûr
qu'une petite célib
(et les ex c'est sexy)
dans la semaine de break conjugal + 2 rejetons
ça fait envie
alors franchement je ne sais pas comment
on parle une heure café bière clope
je ne vais pas le foutre dehors
j'arrive à croire que juste dormir c'est possible
bien sûr
on dort pas
mais je résiste
au cœur qui bat
à l'appel du ventre
parce que je connais trop les revers
amers
parce que la partie serait trop facile, mec
au bout de cinq ans
je t'aime bien mais je n'ai pas oublié
et parce que les triangulations de merde
bof
on parle
on rit
il se blottit
ah le monde étrange des hommes
on dort
bien sûr
le corps profite de la somnolence
à un moment c'est trop tard
fantasme et fatigue et la chair
et puis le plastique résout toutes les contradictions
coupe
tes velléités
alors le jour est suffisamment installé pour que
ce soit l'heure des croissants
apparition sitôt repartie qu'infiltrée
visite nocturne
je ne m'en veux pas de ma tolérance
excessive
c'est comme une parenthèse
et puis
alors que depuis longtemps entre toi et moi pourtant
tout est résolu
cette nuit j'ai repris la main
sur toi, romantique pervers qui prétends
que c'était une question d'instants
et que ç'aurait pu être moi
c'est flatteur
mais je ne regrette pas
et total respect pour celle qui s'est affirmée face à toi
dans la foulée dans deux heures
un verre entre inconnus
disons que pour une fois l'adaptation
a des allures de fusée
dimanche 3 juillet 2011
Ils sont partis
pas si tard
soixante-quinze zéro dix-huit
voilà
c'est simple
I'm back
comme si j'avais toujours habité là
ma sœur d'élection
énonce à haute voix
:
ce sera plus simple
pas besoin de déplier le canap'
toi là-bas ça aura été
comme des vacances
c'est l'évidence
Je suis là
j'avais juste besoin de mûrir
ici chez moi
chez moi
- pour de bon
j'ai pas encore réalisé
mais ces murs sont les miens
(-25 ans)
pourtant au moment de signer
déjà prête à me barrer
puis coup de blues au bord de la Seine
comme le champ des possibles soudain restreint
à cette vie urbaine trépidante
vite je rentre et j'oublie
lendemain j'arrête pas
trois jours à peine
déjà s'éloignent
les immenses plages de vacuité
de l'inertie du sud
je suis là c'est chez moi
inondé de soleil
les enfants escaladent les cartons
les parents enchaînent les bouteilles
les sourires
soirée parmi les soirées
j'ai ma place
ici autant que là-bas
mais c'est ici
que je me reconnais
va savoir pourquoi
va savoir pourquoi
pas si tard
soixante-quinze zéro dix-huit
voilà
c'est simple
I'm back
comme si j'avais toujours habité là
ma sœur d'élection
énonce à haute voix
:
ce sera plus simple
pas besoin de déplier le canap'
toi là-bas ça aura été
comme des vacances
c'est l'évidence
Je suis là
j'avais juste besoin de mûrir
ici chez moi
chez moi
- pour de bon
j'ai pas encore réalisé
mais ces murs sont les miens
(-25 ans)
pourtant au moment de signer
déjà prête à me barrer
puis coup de blues au bord de la Seine
comme le champ des possibles soudain restreint
à cette vie urbaine trépidante
vite je rentre et j'oublie
lendemain j'arrête pas
trois jours à peine
déjà s'éloignent
les immenses plages de vacuité
de l'inertie du sud
je suis là c'est chez moi
inondé de soleil
les enfants escaladent les cartons
les parents enchaînent les bouteilles
les sourires
soirée parmi les soirées
j'ai ma place
ici autant que là-bas
mais c'est ici
que je me reconnais
va savoir pourquoi
va savoir pourquoi
mardi 28 juin 2011
Mode buldozer
c'est la période impec
pour acheter des pizzas surgelées
pour boire alone en sueur
crasseuse
abattre
la besogne
ceux qui comptent explosent le canapé
la vieille complice me fait un plan petite fille abandonnée
au téléphone
et
à J-2
un homme, fût-il ex (de fraîche date)
(estimé)
qui ne rappelle pas
alors qu'il est sollicité
et qui
ce soir-même
limite son accès on line
eh ben je vais te dire
c'est un homme dérobé
planqué
c'est moyennement classe
putain la désillusion
complète
heureusement je suis un warrior
j'exulte déhanchée devant le miroir demain quitté
trois ans que j'en chie les copains
et dans deux jours
basta
c'est fini
on ne m'aura plus
à ces petits jeux de la pusillanimité
je suis toujours vivante
en pleine forme
ceux qui comptent sont révélés
et je mijote la lettre élégante
que tu recevras
avant ton départ (si j'ai le temps - ce qui sera superbe, parce que tu fais le mec débordé
mais là tu vois
déménagement
interview
chronique
relecture 270 pages
signature pour 25 ans
j'ai une bonne longueur d'avance)
ou
le temps de feindre l'oubli
à ton retour
ma colère sera digérée
je suis désolée baby
on ne m'oublie pas
c'est la conséquence de la conquête
des filles entières et passionnées
oh pas de plan hystérique
bien mieux
plus politique
la finesse de reconnaître
en toute sincérité
(paradoxale, of course)
(l'art de retourner les prises)
la beauté brève de l'amour fou
soixante jours ça suffit
je me souviendrai de toi toute ma vie
la débandade
décevante
l'instrument d'homme déconfit
oh bien sûr on pourrait dire
elle fait peur elle les fait fuir
connerie
ça au moins je sais
à force
beaucoup d'ambition
et pfuit disparition
il faut du coeur monsieur
et ce que je sais
c'est que ceux qui comptent
aussi difficiles aient été nos passions
exigeantes nos histoires
vous étiez là
toujours
sauf une fois le marin, mon amour absolu
sauf le marin piégé quand moi j'étais au sud du monde
aux abonnés absents
salaud
sauf une fois le marin
quand moi j'avais l'âge
du pusillanime
chevalier
à ton âge baby j'étais au sud du monde
toute seule
déjà
à lire Cendrars et Pratt
à tenir bon dans l'inertie
de l'hiver austral
Haut les coeurs
et vade retro les petits joueurs
c'est la période impec
pour acheter des pizzas surgelées
pour boire alone en sueur
crasseuse
abattre
la besogne
ceux qui comptent explosent le canapé
la vieille complice me fait un plan petite fille abandonnée
au téléphone
et
à J-2
un homme, fût-il ex (de fraîche date)
(estimé)
qui ne rappelle pas
alors qu'il est sollicité
et qui
ce soir-même
limite son accès on line
eh ben je vais te dire
c'est un homme dérobé
planqué
c'est moyennement classe
putain la désillusion
complète
heureusement je suis un warrior
j'exulte déhanchée devant le miroir demain quitté
trois ans que j'en chie les copains
et dans deux jours
basta
c'est fini
on ne m'aura plus
à ces petits jeux de la pusillanimité
je suis toujours vivante
en pleine forme
ceux qui comptent sont révélés
et je mijote la lettre élégante
que tu recevras
avant ton départ (si j'ai le temps - ce qui sera superbe, parce que tu fais le mec débordé
mais là tu vois
déménagement
interview
chronique
relecture 270 pages
signature pour 25 ans
j'ai une bonne longueur d'avance)
ou
le temps de feindre l'oubli
à ton retour
ma colère sera digérée
je suis désolée baby
on ne m'oublie pas
c'est la conséquence de la conquête
des filles entières et passionnées
oh pas de plan hystérique
bien mieux
plus politique
la finesse de reconnaître
en toute sincérité
(paradoxale, of course)
(l'art de retourner les prises)
la beauté brève de l'amour fou
soixante jours ça suffit
je me souviendrai de toi toute ma vie
la débandade
décevante
l'instrument d'homme déconfit
oh bien sûr on pourrait dire
elle fait peur elle les fait fuir
connerie
ça au moins je sais
à force
beaucoup d'ambition
et pfuit disparition
il faut du coeur monsieur
et ce que je sais
c'est que ceux qui comptent
aussi difficiles aient été nos passions
exigeantes nos histoires
vous étiez là
toujours
sauf une fois le marin, mon amour absolu
sauf le marin piégé quand moi j'étais au sud du monde
aux abonnés absents
salaud
sauf une fois le marin
quand moi j'avais l'âge
du pusillanime
chevalier
à ton âge baby j'étais au sud du monde
toute seule
déjà
à lire Cendrars et Pratt
à tenir bon dans l'inertie
de l'hiver austral
Haut les coeurs
et vade retro les petits joueurs
samedi 25 juin 2011
Il y a une folie
que je jugule depuis deux-trois ans
depuis mon retour d'I.
depuis la nuit des temps
que mon amour n'a pas comprise
et pourtant
elle a sa place
c'est elle qui me fait écrire
pousser les portes
nier le joug
instrument de ma fragilité
qui m'a conduite dans les bras
presque trois ans durant
d'un passionné
et qui m'a laissée exsangue
au bord de l'identité
alors
de force
soigneusement
patiemment
l'ai canalisée
et soudain j'ai aimé aussi fort un très tranquille et rigoureux personnage
que j'avais aimé l'inverse
mais ils ont peur de la même chose :
leurs ombres
et moi
en eux
je ne puise que
la projection d'un vain espoir
à la surface meuble du chaos
pourtant
je ne désire rien que de très normal
c'est moi qui ne le suis pas
- oui,
comme tout le monde
et là,
juste accepter
le vent de fantaisie
le risque du sentiment
de l'obsession
d'une progressive lassitude
d'une suite
le risque de l'oubli
le risque du cap
le risque d'assumer ce que je désire
et que je construis
comme d'habitude
à distance
de manière contournée
A un moment ça arrive
voilà
qui suis-je
et je veux quoi
eh bien comme vous
comme vous tous
la même
que je jugule depuis deux-trois ans
depuis mon retour d'I.
depuis la nuit des temps
que mon amour n'a pas comprise
et pourtant
elle a sa place
c'est elle qui me fait écrire
pousser les portes
nier le joug
instrument de ma fragilité
qui m'a conduite dans les bras
presque trois ans durant
d'un passionné
et qui m'a laissée exsangue
au bord de l'identité
alors
de force
soigneusement
patiemment
l'ai canalisée
et soudain j'ai aimé aussi fort un très tranquille et rigoureux personnage
que j'avais aimé l'inverse
mais ils ont peur de la même chose :
leurs ombres
et moi
en eux
je ne puise que
la projection d'un vain espoir
à la surface meuble du chaos
pourtant
je ne désire rien que de très normal
c'est moi qui ne le suis pas
- oui,
comme tout le monde
et là,
juste accepter
le vent de fantaisie
le risque du sentiment
de l'obsession
d'une progressive lassitude
d'une suite
le risque de l'oubli
le risque du cap
le risque d'assumer ce que je désire
et que je construis
comme d'habitude
à distance
de manière contournée
A un moment ça arrive
voilà
qui suis-je
et je veux quoi
eh bien comme vous
comme vous tous
la même
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