Donc il y a ce nouveau cap à franchir. En passer par les opérations de défrichement des anciennes caves, des anciens combles où croupissent des attentes frustrées.
S'armer d'énergie et d'optimisme, donner du sourire et de la patience, ne pas s'épargner et renoncer à agripper les papillons en plein vol - même en pleine fuite. Ouvrir les mains, lâcher du lest. Foncer ou plutôt : accepter de s'assoupir. Accepter de s'assoupir au risque de.
Parce que foncer c'est toujours une stratégie de contournement, c'est toujours donner le change.
Je ne sais pas être humble, de peur terrible de l'effacement.
Toujours en scène.
lundi 10 mars 2008
mercredi 5 mars 2008
Histoire de la vie amoureuse
Il y a toujours ces étapes-là. Intense reconnaissance des sens, jeux, familiarité. Où disparaît la fraîcheur du dépaysement. Moins enivrée de faire l'amour, belle évadée, avec cet homme encore presque inconnu qu'intimement soulagée, comblée de renouer avec le follement, maladroitement, honteusement aimé pour l'histoire déjà partagée, tissée, abîmée, négligée et reprise.
mardi 4 mars 2008
Est-ce le terrible signe de la défaite ?! Quelle poisse. "Je cherche le contre poison" me suis-je écrit ce matin à l'intérieur d'une enveloppe déchirée. L'angoisse. Cœur battant, larmes irrépressibles, incompréhensible tuerie de l'amour qui engendre cette faim même, ce gouffre d'une seconde insurmontable au goût d'abandon - parfaitement injustifié, allure de caprice. Est-ce le déni même de ce qu'il est, celui que je prétends aimer ? Est-ce la légitime exigence de la moitié de couple que je représente ? Oui mais ne puis-je pas formuler ça dans la légèreté, la distance... Non, puisque je me fais surprendre moi-même par l'impatience, la fatigue, l'impétueuse dévoratrice qui gronde à l'intérieur - la gosse qui a besoin d'être protégée, oh non non non c'est pas comme ça que je !
Est-ce le terrible signe de la défaite, ou le passage obligé au goût de gueule de bois. Oui il est question de disponibilité intime, telle qu'on se rencontre encore. Qu'on (Que tu) cesse(s) de regretter ces temps bénis de fougue qui ne sauraient revenir qu'à la faveur de ma légèreté et de ta présence aimante. (en un clin d'oeil du reste.) (peut-être)
effroi de ces affreux règlements de compte en larmes. J'aurais voulu ne plus jamais connaître ça, et je fonce avec fracas dans le mur.
Mais quand je t'attends, je me réveille en sursaut, je cauchemarde. Et pourtant c'est seulement quand tu es là, jamais quand tu es absent. Je cauchemarde quand j'attends un homme présent. Tu ne m'échappes jamais autant. De quoi ai-je peur au fond.
J'ai à l'intérieur une arme. Une sensibilité aiguisée à fleur. Sais pas comment l'amadouer sans l'étouffer, l'amour avec. Sais pas comment éviter qu'elle ne saigne à blanc qui l'éveille et la nourrit.
Est-ce le terrible signe de la défaite, ou le passage obligé au goût de gueule de bois. Oui il est question de disponibilité intime, telle qu'on se rencontre encore. Qu'on (Que tu) cesse(s) de regretter ces temps bénis de fougue qui ne sauraient revenir qu'à la faveur de ma légèreté et de ta présence aimante. (en un clin d'oeil du reste.) (peut-être)
effroi de ces affreux règlements de compte en larmes. J'aurais voulu ne plus jamais connaître ça, et je fonce avec fracas dans le mur.
Mais quand je t'attends, je me réveille en sursaut, je cauchemarde. Et pourtant c'est seulement quand tu es là, jamais quand tu es absent. Je cauchemarde quand j'attends un homme présent. Tu ne m'échappes jamais autant. De quoi ai-je peur au fond.
J'ai à l'intérieur une arme. Une sensibilité aiguisée à fleur. Sais pas comment l'amadouer sans l'étouffer, l'amour avec. Sais pas comment éviter qu'elle ne saigne à blanc qui l'éveille et la nourrit.
jeudi 21 février 2008
Cette nuit-là
volée aux routes
imprévue
on l'a passée
on l'a passée
avant de dormir en mode deux corps dans un lit
(imprévu)
on l'a passé à se faire l'amour de loin
en se regardant pour
pour se rencontrer
"depuis le temps que tu fais l'amour avec quelqu'un que tu connais à peine"
puisque ce n'était pas le moment mais que tu étais là
je t'ai VU
je t'ai vu mon amour mon fantasme prendre corps sans préavis
j'ai vu ce garçon que j'avais pris l'habitude de goûter de près
c'était une nuit volée : chaque seconde comptée, chaque seconde offerte
- chaque baiser savouré dans l'infime roulis des lèvres -
ceci dans la plus pure légèreté
qui convient aux moments de passage
(et dans les vapes de rhume)
volée aux routes
imprévue
on l'a passée
on l'a passée
avant de dormir en mode deux corps dans un lit
(imprévu)
on l'a passé à se faire l'amour de loin
en se regardant pour
pour se rencontrer
"depuis le temps que tu fais l'amour avec quelqu'un que tu connais à peine"
puisque ce n'était pas le moment mais que tu étais là
je t'ai VU
je t'ai vu mon amour mon fantasme prendre corps sans préavis
j'ai vu ce garçon que j'avais pris l'habitude de goûter de près
c'était une nuit volée : chaque seconde comptée, chaque seconde offerte
- chaque baiser savouré dans l'infime roulis des lèvres -
ceci dans la plus pure légèreté
qui convient aux moments de passage
(et dans les vapes de rhume)
samedi 16 février 2008
J'y repense.
Mais pas vraiment le temps de digérer, déjà que voler une heure d'un jour pour danser c'est. C'est pas évident. Alors écrire...!
Et puis chaque jour tant.
Il faudrait déjà que je puisse contempler ces salves d'événements émotifs à bout de bras.
Qu'il y ait cet homme de mes premières amours qui squatte dans le salon, perdu mais moins qu'alors, en suspension entre deux vies, celle du sud et celle d'ici,
...
Qu'il y ait des sommeils licencieux où les rêves sont teintés d'étranges fantasmes de tous jeunes hommes et de vieux séducteurs.
Qu'il y ait la première petite dans cette famille prompte aux cancans comme toutes (toutes ?!) les familles - épuisée pour elle, la toute petite dormant au beau milieu des fées plus ou moins
bien intentionnées du monde futile où elle s'amène. Enfin : plus ou moins à l'aise dans ce monde, les fées elles-même, je devrais dire.
Notre porte où toquent les plus ou moins potes parce qu'on y est bien dans ce havre. Depuis quand on n'a pas été seules ?
Alors moi-même : de passage
une rame sur des rails
qui se croisent
un écheveau
Mais pas vraiment le temps de digérer, déjà que voler une heure d'un jour pour danser c'est. C'est pas évident. Alors écrire...!
Et puis chaque jour tant.
Il faudrait déjà que je puisse contempler ces salves d'événements émotifs à bout de bras.
Qu'il y ait cet homme de mes premières amours qui squatte dans le salon, perdu mais moins qu'alors, en suspension entre deux vies, celle du sud et celle d'ici,
...
Qu'il y ait des sommeils licencieux où les rêves sont teintés d'étranges fantasmes de tous jeunes hommes et de vieux séducteurs.
Qu'il y ait la première petite dans cette famille prompte aux cancans comme toutes (toutes ?!) les familles - épuisée pour elle, la toute petite dormant au beau milieu des fées plus ou moins
bien intentionnées du monde futile où elle s'amène. Enfin : plus ou moins à l'aise dans ce monde, les fées elles-même, je devrais dire.
Notre porte où toquent les plus ou moins potes parce qu'on y est bien dans ce havre. Depuis quand on n'a pas été seules ?
Alors moi-même : de passage
une rame sur des rails
qui se croisent
un écheveau
jeudi 31 janvier 2008
O le bonheur matinal de partager un thé d'avant l'aube sourire yeux battus - 8h la salle indigente envahie de lumière orange, ciel à la Magritte, au ras des vitres sinue la ligne lointaine d'un ruban d'immeubles et de cimes d'arbres décharnés - 13h marbres du Louvre - soupe épicée du Japon, confidences feutrées et rapides d'amitié resurgie d'il y a longtemps entre midi et deux dans une grande cantoche d'Orient
15h retour
(signes d'apaisement)
15h retour
(signes d'apaisement)
vendredi 18 janvier 2008
Presque une panne.
Bientôt, au bord de la route, peut-être que je retrouverai une minute ou deux pour goûter l'air du large, parce que là je suis en train d'oublier. Sous l'éternel même prétexte : pas le temps. L'impression que le temps m'échappe. Frustration des moments perdus, des impossibles vies parallèles. Donc la concrète même s'escamote.
Et pourtant
ce cap
qui accède à un statut crucial
En pleine contradiction
avec l'ambition de légèreté
volatilisée
dans je ne sais quel précipice de la conscience
ventre verrouillé
faut-il qu'il se risque à palpiter pour que je me sente là maintenant
qu'il se risque à recevoir ce qu'apportent les saveurs de la jouissance
y a-t-il toujours enfouie au fond de lui l'impérieuse nécessité de souscrire à la fécondité
oui
contradiction soit
que j'ignore ces appels
que j'ignore que mon corps et mes sens se sont taillés la belle par-dessus la barrière intérieure
alors : que je les apprivoise encore, coupée un peu de moi-même
coupée des rythmes secrets féminins
je ne sais pas
si c'est possible
sans tomber la barrière
à moins qu'elle ne se fasse oublier
- à quelles profondeurs sont plantés les désirs -
lesquels préserver et lesquels déjouer
tout ça pour que la vraie vie soit celle qui défile
ni celle de demain
ni celle d'hier
mais le temps est maussade
l'ennui ! s'installe.
comme d'hab, je m'acharne en vain sur une porte de sortie
du coup c'est pas la bonne
mais ici, peut-être...
me sentir des ailes.
Bientôt, au bord de la route, peut-être que je retrouverai une minute ou deux pour goûter l'air du large, parce que là je suis en train d'oublier. Sous l'éternel même prétexte : pas le temps. L'impression que le temps m'échappe. Frustration des moments perdus, des impossibles vies parallèles. Donc la concrète même s'escamote.
Et pourtant
ce cap
qui accède à un statut crucial
En pleine contradiction
avec l'ambition de légèreté
volatilisée
dans je ne sais quel précipice de la conscience
ventre verrouillé
faut-il qu'il se risque à palpiter pour que je me sente là maintenant
qu'il se risque à recevoir ce qu'apportent les saveurs de la jouissance
y a-t-il toujours enfouie au fond de lui l'impérieuse nécessité de souscrire à la fécondité
oui
contradiction soit
que j'ignore ces appels
que j'ignore que mon corps et mes sens se sont taillés la belle par-dessus la barrière intérieure
alors : que je les apprivoise encore, coupée un peu de moi-même
coupée des rythmes secrets féminins
je ne sais pas
si c'est possible
sans tomber la barrière
à moins qu'elle ne se fasse oublier
- à quelles profondeurs sont plantés les désirs -
lesquels préserver et lesquels déjouer
tout ça pour que la vraie vie soit celle qui défile
ni celle de demain
ni celle d'hier
mais le temps est maussade
l'ennui ! s'installe.
comme d'hab, je m'acharne en vain sur une porte de sortie
du coup c'est pas la bonne
mais ici, peut-être...
me sentir des ailes.
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