Et voilà, en trois jours je viens de me prendre un bon gros smatch dans la tête.
Ascension vigilante vers l'équilibre du jour, trouver (à mon goût) l'exact point de suspension où circule l'énergie, l'enthousiasme, sans être dupe des lendemains, écrire et faire l'amour, parler, faire la fête, boire du bon vin. Mais il a mis le hola. Passer en mode amitié, éviter le jeu de dupes pour préserver les connivences qui s'imposent d'évidence. Sur le fond, je suis absolument d'accord. Une histoire d'a. serait l'impasse, l'amitié privilégiée. Il a senti et il sait à quoi j'aspire, je n'en fais pas mystère, même si c'est en toute conscience, en toute loyauté et avec plaisir que j'investissais le rôle d'amante, provisoire. Ce qu'il entend. Ne désire pas faire durer cet état. Sous peine de souscrire aux enjeux muets de pouvoir, où tenir à distance, où reprendre le contrôle. C'est très classe, finalement, refuser de profiter de la situation. Trop monacal à mon goût, mais soit. Dormir ensemble, écrire ensemble, parler. Pas fini de parler, je crois. De ce qui se passera après, parce que j'aurai envie de le voir. C'est sûr. Enfin j'aurai envie de maintenir le lien.
A l'intérieur, pourtant, déception hier, tristesse aujourd'hui. Soufflé retombé. Digérer. Retour de l'amertume dans les veines, de nouveau le poids de l'effort pour chaque projet qui m'enchantait hier encore. Merde.
Peut-être étais-je déjà amoureuse, sous couvert de détachement et de sincérité, dans un arrangement douteux avec moi-même. Je recommençais à avoir confiance dans le hasard. (Notre grand thème commun.) (Troublant qu'un intérêt de cet ordre nous séduise l'un comme l'autre. D'autant plus si on considère les coïncidences qui ont présidé à notre rencontre )
Et puis par-dessus ça il y a eu le repas trop arrosé, et le sujet intime des mots, en principe ça aurait dû être évité, à cause du doute, des divergences fondamentales de conception (voilà pourquoi une histoire d'a. nous aurait déchirés, il ne faut pas tout mélanger) et de l'injonction de s'y mettre radicalement, avec laquelle je jongle depuis toujours, et à laquelle je me dérobe parce que le joug me coupe dans mon élan. Je suis toujours obligée de feinter avec moi-même sinon j'ai trop peur d'étouffer, ou de plomber la page. Ecrire comme en passant, fausse négligence. C'est mieux d'ailleurs, je suis sûre qu'il faut perpétuer cet entre-deux-là. Cette soirée m'a remuée, vraiment, voilà pourquoi on aurait dû éviter, mais en même temps j'accepte la mise à l'épreuve. Faire preuve de ressources pour tenir le coup. Pour voir si je persiste. Mais depuis toutes ces années, c'est le même jeu d'épreuves, j'ai quand même l'impression que ça ne sert à rien de perturber encore la fragile disposition. Peut-être que je ne devrais pas être aussi touchée non plus, à ce sujet. Peut-être aussi que toucher aux questions d'amour et d'écriture le même soir, ça fait trop mal. Salaud, tu es celui qui vise juste. Pourquoi en sors-tu indemne et moi pas ? Tu évoquais une maturité de ma part, hier soir je t'ai dit mais regarde c'est toi qui es mûr sur ce coup-là, mais c'est le domaine auquel j'ai consacré du temps, il répond, j'y ai plus avancé c'est normal. Oui, mais quand même à ton âge, avoir publié, voyagé, élevé un enfant. Déjà. J'ai pas d'enfant moi. (Découragement, mais c'est passager probablement, chaque métal bout à température n'est-ce pas.)
Qu'est-ce que ça veut dire tout ça. Basculement. Ce n'est pas pour rigoler, j'ai bien ça à faire, écrire. Pour de bon. Il me faut des garde-fous, je les ai. Je me sens dans le même état qu'il y a toutes ces années, c'est dangereux les mots, les phrases, ça rend fou d'y regarder de trop près, de dédaigner le compromis stylistique. Ca rend fou de solitude aussi. J'ai fui ça pendant des années, et cet homme qui me refuse son amour me remet en face du gouffre. Tu as ça à faire : sauter.
Au secours.
mardi 22 décembre 2009
samedi 19 décembre 2009
Tranquille au chaud
j'attends F
qui me rappelle
(évidemment avec toute cette neige, les trains)
alors arrivée aléatoire
mais il n'y a qu'à laisser couler les heures entre les doigts
j'aime bien
j'ai pris le pli ces derniers jours
juste goûter les très menus moments
musique
reprendre la conversation avec la jeune femme qui vit chez moi
et plus le temps passe plus on s'accorde
- sans elle (sans eux) ça va être vide ici
dehors grand vent
faudrait rester niché
il y a une soirée en perspective
c'est plaisant mais suis encore friable
enfin
je crois que je suis prête
pour endiguer
ce qui va se passer, là
avec celui qui s'impatiente en gare
les paris sont ouverts
j'attends F
qui me rappelle
(évidemment avec toute cette neige, les trains)
alors arrivée aléatoire
mais il n'y a qu'à laisser couler les heures entre les doigts
j'aime bien
j'ai pris le pli ces derniers jours
juste goûter les très menus moments
musique
reprendre la conversation avec la jeune femme qui vit chez moi
et plus le temps passe plus on s'accorde
- sans elle (sans eux) ça va être vide ici
dehors grand vent
faudrait rester niché
il y a une soirée en perspective
c'est plaisant mais suis encore friable
enfin
je crois que je suis prête
pour endiguer
ce qui va se passer, là
avec celui qui s'impatiente en gare
les paris sont ouverts
jeudi 17 décembre 2009
confusion des pensées et corps si affaibli
que prise par le roulis languide
description d'un combat
incapable d'en saisir la moindre parcelle intelligible
livrée à l'impression
la pénombre en mouvement lentement continu révèle dans la masse pour seules carcasses
des armures vides
robes fantomatiques
éclats fugaces d'étoffe
sur l'épaule d'une voix
tous les combats depuis l'aube
dit un homme après ça
après les litanies des mots qui se chevauchent
comme au champ de bataille délaissé
les corps déserts
erre une âme solitaire
que prise par le roulis languide
description d'un combat
incapable d'en saisir la moindre parcelle intelligible
livrée à l'impression
la pénombre en mouvement lentement continu révèle dans la masse pour seules carcasses
des armures vides
robes fantomatiques
éclats fugaces d'étoffe
sur l'épaule d'une voix
tous les combats depuis l'aube
dit un homme après ça
après les litanies des mots qui se chevauchent
comme au champ de bataille délaissé
les corps déserts
erre une âme solitaire
mercredi 16 décembre 2009
Envoyé - une ligne, succincte, comme négligée, comme un demi-sourire, et l'adresse
ouh là là waouh oh ma faiblesse oh le bonheur d'être en vie et le chemin parcouru
je ne suis plus seule
c'est fou, d'ouvrir sa porte aux inconnus ainsi on reconstitue son monde je reprends l'épaisseur perdue
les rencontres de confiance
les amitiés instinctives et aléatoires
la maison désertée par l'amour havre des voyageurs - et des virus
pendant les heures grippées la nuit
l'organisme occupé à lutter
instinctivement
animal
sentir les forces concentrées reconfigurer l'être
éprouver ce que l'énergie courante fait oublier
je suis mortelle
- certes j'ai toujours conscience de l'issue fatale
mais là c'est juste naturellement la sensation des forces amenuisées
de l'extinction possible de la liaison au monde
pensée comprise
dont le flot continu s'engouffre incohérent dans le chaos muet
alors comme les enfants reprendre place sensible dans le jour
lumière odeur et les pieds sur le sol
aux heures froides métalliques qui colorent la fenêtre
ça sent le solstice
ouh là là waouh oh ma faiblesse oh le bonheur d'être en vie et le chemin parcouru
je ne suis plus seule
c'est fou, d'ouvrir sa porte aux inconnus ainsi on reconstitue son monde je reprends l'épaisseur perdue
les rencontres de confiance
les amitiés instinctives et aléatoires
la maison désertée par l'amour havre des voyageurs - et des virus
pendant les heures grippées la nuit
l'organisme occupé à lutter
instinctivement
animal
sentir les forces concentrées reconfigurer l'être
éprouver ce que l'énergie courante fait oublier
je suis mortelle
- certes j'ai toujours conscience de l'issue fatale
mais là c'est juste naturellement la sensation des forces amenuisées
de l'extinction possible de la liaison au monde
pensée comprise
dont le flot continu s'engouffre incohérent dans le chaos muet
alors comme les enfants reprendre place sensible dans le jour
lumière odeur et les pieds sur le sol
aux heures froides métalliques qui colorent la fenêtre
ça sent le solstice
mardi 15 décembre 2009
J'ai bien de quoi être fébrile, y a des jours...
Comme à chaque coup de froid, j'ai vaillamment combattu frissons et bouffées de chaleur, petites infus, pas d'excès, laisser l'insomnie couler et dormir le matin - dans la salle d'attente je me disais franchement venir chez le toubib pour une petite fièvre...
Mais c'est la grippe A !
La vraie !
Deux jours de plus au chaud.
La grippe.
L'insomnie au roulis des pensées continues : la grippe.
La lucidité éclatante du fond des perceptions brumeuses.
L'organisme ramassé sur la lutte, toute affaire cessante, plus aucun stress, plus d'urgence. L'organisme qui impose le sommeil, les fruits, et d'aller chez le toubib.
Jolies journées ténues au foyer avec celle qui m'a contaminée - au moins on est immunisées, on reste ensemble, on joue les mamies avec notre unique sortie au café et une petite soupe pour se remettre d'aplomb- en sortant je n'osais plus rien toucher, ça se propage donc à toute volée ce truc
Et là ce soir
dans ma boîte
le message d'un homme
tout penaud confus ne sachant pas tourner les mots que pourtant il est censé manier avec une telle habileté
je savais bien qu'il arrivait
je m'attendais à ce qu'on se voie
mais
pas à ce qu'il me demande comme ça
l'hospitalité
tout en estimant que peut-être j'allais refuser
(je jubile)
(autant que me le permet mon état amorphe)
(cool je serai d'aplomb)
( j'ai froid, vite au lit)
(je le laisse un peu mariner)
Comme à chaque coup de froid, j'ai vaillamment combattu frissons et bouffées de chaleur, petites infus, pas d'excès, laisser l'insomnie couler et dormir le matin - dans la salle d'attente je me disais franchement venir chez le toubib pour une petite fièvre...
Mais c'est la grippe A !
La vraie !
Deux jours de plus au chaud.
La grippe.
L'insomnie au roulis des pensées continues : la grippe.
La lucidité éclatante du fond des perceptions brumeuses.
L'organisme ramassé sur la lutte, toute affaire cessante, plus aucun stress, plus d'urgence. L'organisme qui impose le sommeil, les fruits, et d'aller chez le toubib.
Jolies journées ténues au foyer avec celle qui m'a contaminée - au moins on est immunisées, on reste ensemble, on joue les mamies avec notre unique sortie au café et une petite soupe pour se remettre d'aplomb- en sortant je n'osais plus rien toucher, ça se propage donc à toute volée ce truc
Et là ce soir
dans ma boîte
le message d'un homme
tout penaud confus ne sachant pas tourner les mots que pourtant il est censé manier avec une telle habileté
je savais bien qu'il arrivait
je m'attendais à ce qu'on se voie
mais
pas à ce qu'il me demande comme ça
l'hospitalité
tout en estimant que peut-être j'allais refuser
(je jubile)
(autant que me le permet mon état amorphe)
(cool je serai d'aplomb)
( j'ai froid, vite au lit)
(je le laisse un peu mariner)
jeudi 10 décembre 2009
Reviens vers l'écran, pour quoi déjà ?
Eh ben voilà, pour ça, pour la petite note du soir !
Journée fatigante, la vraie première journée fatigante depuis longtemps
et c'est pas désagréable
d'avoir ainsi brassé
ça évite au doute de s'immiscer dans le désoeuvrement
je sens bien qu'il y a du changement dans l'air pour 2010 (consulter vos prévisions astrales)
vie professionnelle : placez-vous discrétos, même si certaines perspectives semblent battre de l'aile. Quoi qu'il en soit, menez votre barque en confiance. L'année sera stratégique
vie privée : vous ne précipitez plus les choses, vous laisserez tomber votre mouchoir au passage du bon étalon, l'année sera stratégique
santé : comme d'habitude, vous veillez au grain. Vous vous étonnez de ce corps qui est le même mais pas pareil quand même, plus fin, avec des seins en moins, mais après tout il semble plus mobile, et ce n'est pas inutile pour le plan d'action abordé dans la rubrique précédente.
Oui, je commence à apprécier, là, de n'avoir rien en perspective pour les fêtes, rien d'autre que ce que je me concocterai, en compagnie choisie. Une année sans bombance obligée - moi qui aime pourtant bien ça, parce que c'est toujours chez les autres, l'accueil douillet et généreux - je vois bien le petit repas, festin grignotage tranquille de vacances, à la maison, et des journées sans autre obligation que de profiter du soleil d'hiver, pourquoi pas une balade à l'occase mais surtout des petits verres, de la lecture, de l'écriture, et Paris pour voir une dernière fois les copines avant leur démultiplication...
Eh ben voilà, pour ça, pour la petite note du soir !
Journée fatigante, la vraie première journée fatigante depuis longtemps
et c'est pas désagréable
d'avoir ainsi brassé
ça évite au doute de s'immiscer dans le désoeuvrement
je sens bien qu'il y a du changement dans l'air pour 2010 (consulter vos prévisions astrales)
vie professionnelle : placez-vous discrétos, même si certaines perspectives semblent battre de l'aile. Quoi qu'il en soit, menez votre barque en confiance. L'année sera stratégique
vie privée : vous ne précipitez plus les choses, vous laisserez tomber votre mouchoir au passage du bon étalon, l'année sera stratégique
santé : comme d'habitude, vous veillez au grain. Vous vous étonnez de ce corps qui est le même mais pas pareil quand même, plus fin, avec des seins en moins, mais après tout il semble plus mobile, et ce n'est pas inutile pour le plan d'action abordé dans la rubrique précédente.
Oui, je commence à apprécier, là, de n'avoir rien en perspective pour les fêtes, rien d'autre que ce que je me concocterai, en compagnie choisie. Une année sans bombance obligée - moi qui aime pourtant bien ça, parce que c'est toujours chez les autres, l'accueil douillet et généreux - je vois bien le petit repas, festin grignotage tranquille de vacances, à la maison, et des journées sans autre obligation que de profiter du soleil d'hiver, pourquoi pas une balade à l'occase mais surtout des petits verres, de la lecture, de l'écriture, et Paris pour voir une dernière fois les copines avant leur démultiplication...
mercredi 2 décembre 2009
Comme il m'a très vite cernée
il sait que les livres sont plus réels que la vie pour moi
plus de dix ans que je lutte contre ça en vivant
mais je m'y adonne quand même en lisant
Mes élans passionnés ma tristesse et parfois ma joie-même
sont mâtinés de majesté littéraire, de poésie
tout juste modérée par l'ironie
la distance salvatrice
mon refuge ou ma vraie vie parallèle
puisque le réel est maussade comme une prison
qu'il faut fuir en voyageant en lisant en créant
et comme le vide ne se comble pas
ainsi
je continue de nourrir les émotions de grandes illusions
- tout en me prétendant pragmatique
stable
limite plan plan
et là en ce moment
s'agence en moi quelque chose
sous le coup d'un mécanisme que j'ai voulu déclencher
ce matin le rêve se poursuivait dans le beau levant d'hiver provençal
dans le calme bourdonnement de la grande salle
presque aussi tranquille qu'un lointain matin à Auch juchée sur le vélo dans l'aube grise et rose
dans le rêve je traçais le mot CONFORT dans la poussière sur le plastique noir de la chaîne
je crois que ça me déplaisait
je ne sais pas
mais en tout cas
la liberté
divertissante
créative
éprise
est bien là en moi
et non accrochée aux basques des hommes séduisants qu'il faudrait poursuivre
oui il y a une vacance du corps
mais l'érotomanie passagère semble s'apaiser
mon cœur méfiant oscille entre deux hommes à l'esprit vif, légèrement rustres, indisponibles et peu démonstratifs
alors je sais que je dois attendre, pas eux justement,
pas me ronger, ni lisser les excès d'impatience
attendre non pas que mon prince vienne
mais tranquillement observer ce qui change
et ce que révèlera ce regard nettoyé
un peu fatiguée
un peu le blues
un peu esseulée
mais si je tente de me complaire à la nostalgie
ça ne marche plus
je m'en étonne
je me réconcilie peu à peu avec les vieux tourments
qui prennent leur place en souvenirs attendrissants
vivre maintenant ;
suis-je libérée du donjon de mon père ?
il sait que les livres sont plus réels que la vie pour moi
plus de dix ans que je lutte contre ça en vivant
mais je m'y adonne quand même en lisant
Mes élans passionnés ma tristesse et parfois ma joie-même
sont mâtinés de majesté littéraire, de poésie
tout juste modérée par l'ironie
la distance salvatrice
mon refuge ou ma vraie vie parallèle
puisque le réel est maussade comme une prison
qu'il faut fuir en voyageant en lisant en créant
et comme le vide ne se comble pas
ainsi
je continue de nourrir les émotions de grandes illusions
- tout en me prétendant pragmatique
stable
limite plan plan
et là en ce moment
s'agence en moi quelque chose
sous le coup d'un mécanisme que j'ai voulu déclencher
ce matin le rêve se poursuivait dans le beau levant d'hiver provençal
dans le calme bourdonnement de la grande salle
presque aussi tranquille qu'un lointain matin à Auch juchée sur le vélo dans l'aube grise et rose
dans le rêve je traçais le mot CONFORT dans la poussière sur le plastique noir de la chaîne
je crois que ça me déplaisait
je ne sais pas
mais en tout cas
la liberté
divertissante
créative
éprise
est bien là en moi
et non accrochée aux basques des hommes séduisants qu'il faudrait poursuivre
oui il y a une vacance du corps
mais l'érotomanie passagère semble s'apaiser
mon cœur méfiant oscille entre deux hommes à l'esprit vif, légèrement rustres, indisponibles et peu démonstratifs
alors je sais que je dois attendre, pas eux justement,
pas me ronger, ni lisser les excès d'impatience
attendre non pas que mon prince vienne
mais tranquillement observer ce qui change
et ce que révèlera ce regard nettoyé
un peu fatiguée
un peu le blues
un peu esseulée
mais si je tente de me complaire à la nostalgie
ça ne marche plus
je m'en étonne
je me réconcilie peu à peu avec les vieux tourments
qui prennent leur place en souvenirs attendrissants
vivre maintenant ;
suis-je libérée du donjon de mon père ?
Inscription à :
Articles (Atom)