mercredi 28 janvier 2009

jeudi 8 janvier 2009

Pentes dévalées, enfances affirmées en pleine rue : bonshommes, batailles de boules, émerveillement et rien pour déneiger.

Fonte des neiges aussi preste que la fonte de l'enthousiasme à la reprise des hostilités.

Mais une voix : restez cohérente avec vous-mêmes et choisissez : la soumission ou la lutte.

Non.

Alors, encore, il faudra repartir. Dire que je pensais poser mes valises.

Ma foi tant que l'amour va...

Bon. Je me suis peut-être trompée de voie. On m'avait prévenue. Eh bien en route.

En route.

mardi 6 janvier 2009

Mon amour, depuis que tu es parti ce matin, déferlante de micro-événements qui font leur petit effet.

Les murs neufs et poussiéreux, condamnés à un vieillissement prématuré, oh ces salles anonymes trop grandes et sombres où l'ennui va se répandre salement jusque le long des couloirs effilés.
J'ai même failli échouer à l'ombre, grossière mise au placard dans un local ubuesque sans prise de courant.

(en sortant, écran intérieur face au ciel éclatant. Energie dissipée.)

Pour bientôt : rendez-vous avec la nana de la radio de la friche. De fil en aiguille l'envie de filer vers les horizons à échafauder à coups de projets - s'embarquer sur la mer des réseaux...

S. a échangé des lignes suggestives avec L., reconnaissante pour notre contribution à cette sortie du tunnel. Sourire joyeux dans notre échange, fébrilité féminine.

49 minutes de conversation pro pour colmater le radeau qui prend l'eau.

écrire : 2009 : petits plaisirs, sonores, saveurs, esthétiques, danse, musique, relax, profondeur de vue, horizons, écrire, distance (au moment où Olivier Adam à la radio d'une voix d'embruns bretons dans un souffle : "ouvrir les fenêtres. laisser entrer de l'air dans l'écriture.... ample")

Mon amour
reçu un roman en pdf
imprimé les premières pages

encore 1 livre 1/4
je vais lire

tu reviens quand ?

jeudi 18 décembre 2008

exténuée
p. 222
tout peut encore commencer

effrénée

depuis le matin courbatu
la lumière mordante qui traverse les ruelles d'Aix jusqu'à la peau

retour au radar
la vie me tire du sommeil

le corps m'y renvoie

mardi 2 décembre 2008

Sortir du tautologique
angoissant
petit bug personnel

journée exténuée

un truc des nerfs
je m'oublie
par blancs intermittents

angoissante petite boucle personnelle

préoccupée de -

des

mesquineries professionnelles
un plongeon dans l'inanité
de monter ces marches en -fer
la zone est loin
vers l'errance

mais :
comme une aphonie

anxiété impuissance
et toujours la même colère

moins la capacité de la piquer

je ne pique de colère que des nerfs
guerre d'usure

tant de mauvaise foi et
le laisser-aller

me tuent

ce soir je

demain je passe à la casserole des observations en contexte
mais c'est bien
mais c'est ça
qu'il me faut

je rumine secrètement le goût d'encore mettre les voiles
on va pas se ruiner la vie pour un boulot
la vie c'est

c'est au-delà

restez dans la cage étriquée des esprits immatures
soit je vous tire de là les gars
soit je m'en vais

oui j'ai toujours du mal à croire aux vertus de s'en accommoder
un jeu à se damner

lundi 24 novembre 2008

Lundi goût soleil fraîcheur éclatante

les grondements précipités nocturnes n'ont pas eu raison de l'altière phocéenne

il y a de ces week end...
c'est la première de mes sept crémaillères (sans compter les emménagements qui n'ont pas été fêtés) qui me fait l'effet d'un passage

pourtant une seule de mes amis de cœur dans le joyeux mélange :

la gaîté, la danse, les hôtes du lendemain et la balade au Panier à chanter à tue-tête dans le froid soudain abattu sur Marseille insolente

ça y est c'est foutu me balance l'amoureux
pire qu'un PACS
tout le monde nous prend pour un couple

eh oui mon pote
et c'est vrai qu'il était mignon, le jeune musicien au sourire mutin
débarqué vers minuit

désirs vivants

pendant ce temps
mes plus anciens amis amoureux
mes plus proches amis aimés

dans l'œil du cyclone

tenir la barre

étonnantes sautes d'humeur d'un truc qu'on aurait appelé destin
si on pouvait se soulager
- à peu de frais -
de toute responsabilité

mardi 4 novembre 2008

Des festins de sommeil en ce moment, je me lève rassasiée, avec ces trucs qui se digèrent lentement
la grosse colère qui m'a emportée, incrédule, dans sa rafale
il y a deux semaines

avec le sentiment d'impuissance
j'avais beau tempêter m'indigner me raisonner
saloperie de saloperie

tentation d'amalgame entre le bordel social et le minuscule microcosme
d'adultes en charge d'enfants
il me reste encore des pans d'idéal
sans lesquels cet engagement n'a aucun sens

tentation d'évasion
ailleurs autrement ne pas louper l'accomplissement
créatif

regardez-les, eux, ils n'ont aucun doute : alors !...
me balance, bonhomme, l'historien
on vient de gloser dans l'atmosphère feutrée sur des bouquins très contents d'eux
alors ! qu'est-ce que vous attendez...

oui, on dirait bien que ces jours-ci à mon insu quelque chose comme un tournant
on ne fonce pas impunément en deux mois dans deux trois nouvelles voies à la fois
Paris Marseille et un logis d'amoureux

hier à l'abri de la pluie une journée d'insignifiance parfaite on n'a couru après rien
avec juste l'éclat de son sourire au bord de mon regard
la joie de l'évidence
il confiait des trucs persos à la fumée qui s'envolait dans l'humidité orageuse qui n'en finit pas de se répandre - encore une colère impuissante
comme on ouvre avec timidité un poing fermé
des choses que peut-être déjà je savais
qu'il m'avait déjà dites
mais c'était avant
avant de mettre un pas dans le cocon d'une vie pour deux

il me fait encore promettre qu'on restera amants
pas de cette vie de famille
toutes portes closes
décidément je ne comprends pas d'où lui vient cette peur-là
peut-être de moi
peut-être de lui

toutes choses relues au faisceau inquisiteur de l'amitié
entre amies en goguette entre deux gouttes de pluie...

c'est la semaine où un nouvel hiver s'impose